Lydia Bradey, seule sur le Toit du Monde

Lorsqu’elle atteint le sommet de l’Everest seule et sans oxygène, Lydia Bradey devient la première femme à réaliser cet exploit. Mais de retour dans son pays, en Nouvelle-Zélande, certains mettent en doute son ascension. Depuis, elle est remontée cinq fois au sommet. Lydia Bradey elle-même nous raconte son histoire hors du commun dans ce sixième épisode de la Folie des Hauteurs, le podcast France Bleu Isère en partenariat avec Alpine Mag.

Nul n’est prophète en son pays. Et encore moins une femme. Lydia Bradey l’a appris à ses dépends. La Néo-Zélandaise est la première femme à avoir gravi l’Everest sans apport d’oxygène supplémentaire. Un exploit à la limite des capacités humaines que seuls Reinhold Messner, Marc Batard, et une poignée d’autres avaient réalisé avant elle. C’était un jour d’octobre 1988 – année de tous les records sur le “Toit du Monde” (première descente en parapente, première ascension en moins de 24 heures). Seule au sommet, elle ne savoure son bonheur que quelques minutes avant de se lancer dans la descente.

Everest, 8848 m. ©Jocelyn Chavy

Lydia Bradey.

1988 : Lydia Bradey devient la première femme à gravir l’Everest sans ox.

Le Lydiagate

Quand elle parvient au camp de base, épuisée, ses compagnons néo-zélandais ont quitté la montagne sans l’attendre. Pire : de retour dans son pays, on met en doute son ascension. Une campagne de dénigrement qui portera le nom de “Lydiagate”. Aujourd’hui son exploit ne fait plus aucun doute. Mieux : Lydia est retournée cinq fois au sommet de l’Everest… Et en tant que guide de haute-montagne.  

Un épisode de la Folie des Hauteurs avec Lydia Bradey, guide de haute-montagne, Denis Ducroz (guide et réalisateur) qui l’a croisée au Col Sud de l’Everest au cours de son ascension, et Charlie Buffet qui a édité son livre On ne m’a pas volé l’Everest (éditions Guérin-Paulsen). 

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