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Alpinisme dans les Écrins : près d’un quart des « 100 plus belles » voies de Rébuffat ne sont plus praticables en été

Sur l'arête ouest du Pic N. des Cavales, sur fond de Râteau et Meije. ©JC

Dans le Valais et le Mont-Blanc, plusieurs études ont déjà documenté les effets du changement climatique sur l’alpinisme, mais dans les Ecrins, le massif sauvage par excellence, la question n’avait été que très peu explorée. Afin de comprendre comment depuis 50 ans les « 100 plus belles » courses du massif sont affectées par le dérèglement du climat, le Parc national de Écrins a mené au cours de l’été 2023, un vaste travail de documentation et de cartographie. On vous explique.

En 1974, Gaston Rebuffat le décrivait comme « un paradis sauvage fait pour le bonheur des hommes, des fleurs et des bêtes“. Aujourd’hui, le massif des Ecrins est, comme le reste des Alpes, frappé de plein fouet par le changement climatique et le réchauffement de la température moyenne, en nette accélération depuis les années 90.

Au cours de l’été 2023, à partir du célèbre ouvrage de Gaston Rebuffat : « Le massif des Écrins : les 100 plus belles courses et randonnées » et dans le cadre d’un stage au sein du Parc National des Ecrins, Mathis Arnaud, ancien étudiant de l’Université Savoie-Mont-Blanc et aspirant-guide de haute montagne, a documenté et cartographié les effets du changement climatique sur la pratique de l’alpinisme.

Sa démarche est simple : comprendre si toutes les classiques se pratiquent encore, et si oui, comment se gravissent-elles aujourd’hui ?

Glacier du Lautaret et glacier de l’Homme, sur fond de Pic Gaspard, Pavé, Meije. ©Jocelyn Chavy

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