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Au Fer à Cheval à Sixt, les disciples de François Damilano et Thierry Renault ont poursuivi avec talents l’exploration du cirque. L’escalade libre de longues cascades interrompues, mêlant sections rocheuses parcourues en dry tooling et envolées sur stalactites suspendues, devint ici l’apanage des meilleurs d’entre-eux, comme à Gramusat dans les Hautes-Alpes. Second volet de l’histoire givrée du temple de Sixt, lieu définitivement majeur pour le haut niveau de la discipline. Mais pas que.

Du jour au lendemain des folles ouvertures de l’hiver 1992, le cirque du Fer-à-Cheval est devenu célèbre dans le monde de la glace. Pourtant, les répétitions ne furent pas nombreuses.

Le site est capricieux. Exposé aux courants océaniques d’ouest, il est sujet aux redoux intempestifs. Par régime de fœhn, ce n’est pas mieux : des volutes immenses d’air doux et sec nettoient les versants de toutes traces de glace. Et ici elle est rarement posée, elle pend… ne plie pas… et parfois rompt. Et puis la neige… Achtung ! Les avalanches sont aussi spectaculaires que redoutables ! Après 1500 ou 2000 mètres de chute, elles ne donnent pas dans la dentelle, et leurs cônes demeurent parfois jusqu’au mois d’août dans le fond de la combe, qui répond au doux nom de « Bout du Monde ».

Un Bout du Monde qui va être exploité lors de périodes fastes par Denis Condevaux et Pascal Duverney, accompagnés parfois de divers compagnons. De nombreuses et belles cascades d’accès rapides, mais qui opposent deux obstacles : un

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