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Qui fait quoi à la FFME ? Qui décide de l’attribution de tel ou tel budget ? Le scrutin du 3 avril va départager deux listes, dont l’une dirigera son prochain conseil d’administration. Pour répondre à ses défis – du déconventionnement des falaises aux JO de Paris, en passant par les finances dans le rouge, la question de la gouvernance de la fédération est centrale. Équilibre des rôles entre le national et les clubs, voire décentralisation ? Si la FFME a besoin d’une boussole, elle a sans doute encore plus besoin d’un nouveau mode d’emploi. Troisième volet de notre dossier consacré aux élections à la FFME.

Il ne mâche pas ses mots. « Le haut-niveau actuellement, c’est le tonneau des Danaïdes, on a du mal à savoir combien ça coûte, on ne sait pas combien il y a d’entraîneurs, qui fait quoi » pointe Jean-Claude Grand, de la liste Cap24. Une « valse des entraîneurs » qui fait mauvaise impression. « Nous voulons remettre de la transparence et de la bienveillance » explique-t-il. Il y a du boulot, côté entraîneurs par exemple. « Ils sont livrés à une concurrence interne qui n’est pas saine. Il y a un manque de consensus, et surtout, un manque de ligne directrice, de direction concrète », témoigne un cadre de la FFME, qui regrette de ne pas voir de symbiose entre les athlètes et les entraîneurs. En l’occurence, deux des quatre qualifiés aux JO de Tokyo s’entraînent majoritairement ou totalement en dehors du cadre fédéral. Des dirigeants qui ne sont pas assez en contact avec les athlètes, et le staff entraîneur, accusé de tourner, parfois, en roue libre. Le pôle perf’ ou haut-niveau, c’est le point de friction, l’un des révélateurs du malaise actuel entre les clubs, ligues ou comités territoriaux, les « territoires » en jargon fédéral, et l’échelon national, accusé d’être sourd aux demandes de la base – ou de laisser celle-ci se dépatouiller avec la gestion complexe des falaises. Tout cela, dans un contexte covid où les finances sont dans le rouge.

La solution ? Pour la liste Cap24ffme, c’est un mouvement de décentralisation qui verra la mutation de la FFME. « La priorité, c’est vraiment la gouvernance distribuée avec les territoires. » martèle Claude Chemelle, tête de liste Cap24. (…)

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