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Les Piolets d’Or 2021 viennent d’attribuer une mention spéciale à la grimpeuse catalane Sílvia Vidal, pour récompenser son « énorme contribution à l’escalade solitaire de grandes parois depuis deux décennies ». De l’Alaska à la Patagonie chilienne en passant par le Pakistan, l’Inde, l’Espagne ou le Mali, il faut dire que Sílvia Vidal brille par son engagement et son endurance depuis ses débuts, en 1995. Ses expéditions se comptent en mois entiers passés seule à transporter 150 kg de matériel, sur le dos ou au bout d’une corde. Marcher, grimper, hisser, grimper et marcher encore : voilà comment Sílvia Vidal vit l’aventure, sur les plus beaux big walls du monde. Entretien. 

Les Piolets d’Or 2021 viennent de te décerner une mention spéciale qui honore ton niveau d’engagement et ta philosophie de l’alpinisme. Qu’est-ce que cette récompense représente pour toi ? 

Sílvia Vidal :  C’est une belle surprise. C’est aussi une reconnaissance du genre d’expéditions que j’affectionne. [Nous y reviendrons, NDLR].

En parlant d’engagement et de philosophie, tout le monde ne partage pas la même définition de l’engagement en alpinisme. Quelle est la tienne ?

Sílvia Vidal :  Pour moi, c’est une manière d’être honnête avec soi-même lorsqu’on pratique une activité, bien qu’elle soit difficile et à risque.

Tu es une reine de l’escalade en solo. Tu aimes grimper seule (mais assurée) pendant des jours sur des big walls : en 2020 par exemple, tu as passé 16 jours à marcher à travers le Chili et 33 jours en paroi pour ouvrir Sincronia Magica (1180m, 6a+, A3+). C’était quand, ta première escalade en solitaire ?

Sílvia Vidal :  C’était pendant ma première année d’escalade [en 1995, NDLR]. J’ai été attirée par l’escalade en solo dès mes débuts. (…)

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