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ABO ESPRESSO

Les paris sont ouverts : J-3 avant l’UTMB. Quelle sera la météo, quels américains vont s’illustrer (ou pas)… et quelle coureuse ? Pendant quelques années la question était superflue : la Reine de l’UTMB, c’était elle, Elisabeth « Lizzy » Hawker. Elle arriva comme une touriste qui n’avait jamais couru d’ultra, elle repartit avec la couronne. Cinq fois. Serrez vos lacets, ça va fuser. Suite de notre feuilleton UTMB par notre trailer alpin maison, Julien Gilleron.

Il y avait le Renard des Surfaces. Puis on découvrit le Lézard de l’Ultra. On a les calembours que l’on peut, mais Mrs H. nous le pardonnera. Tant notre respect est sincère et le sobriquet flatteur. Si la discrétion est la politesse des champions, alors Elizabeth Hawker – dite « Lizzy*» sert des leçons de savoir-vivre à la louche. So British, Lizzy, regard azur et concentration tranquille. Un peu ici, un peu en dedans ; surtout là-haut et dans sa foulée. 2005 s’apprête à voir débarquer Lady Hawker, et un palmarès aussi claquant que royal. L’UTMB en est à l’âge de pierre, et une scientifique de Cambridge se met à l’ultra. Se met à l’ultra, oui. UTMB, Everest, 100KM ou 24H : la planète ultra-fond va virer tea-time. Flashback, leçon, et inspiration d’un parcours hors norme. Ultra trail féminin ?

Ultra-Traileuse : « femme parmi un groupe d’inscrits ».
On les repère en général au bruit qu’ils font. Ces coureurs machos-féministes. La clape est polie, mais lorsque surgit une coureuse : « allez, c’est bien, bravo ». Lizzy Hawker les a souvent entendus, mais les oublie en s’alignant sur l’UTMB en 2005. A l’époque, la trace ne fait que 158K et 8600+. Les femmes sont un genre de second genre, auquel les médias prêtent peu l’oreille. Krissy Moehl a ouvert le bal en 29h38 (2003), et la Suissesse Colette Borcard rabaissé d’un coup la barre à 26h08 (2004). Mais point de dynastie, de série dorée C’est normal, la course n’a que trois ans. (…) La suite pour les abonnés.

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