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Joyeux Aïd !

Mon petit doigt me dit que vous tournez au café serré ce matin. Double ration a minima.
Le 25 décembre est traditionnellement une journée à gueule de bois. Du mélèze a minima. Un peu le champagne, un peu les escargots, beaucoup la frustration.
Car Noël est fichtrement mal placé pour nous autres montagnards. L’hiver est à peine lancé, les jambes frétillent d’impatience, la glace est froide, la neige abondante, une invitation. La semaine de vacances, stabilotée depuis des mois, pointe enfin son lundi au programme des réjouissances et nous voici à festoyer… vers Angoulême, Chartres ou toute autre bonne idée d’un regroupement familial. C’est ainsi, les joies hivernales ont leurs jours de carence. On a dit oui à l’invitation au beau milieu de l’année pensant qu’il serait toujours temps de la décliner le moment venu. Mais ça ne se fait pas surtout à Noël, surtout avec la vieille génération qui a gravé cette date dans le marbre et réservé la dinde depuis septembre. D’ailleurs si notre hésitation devient perceptible, les aïeux sauront jouer de la fibre du marbre.
– tu sais, il se peut que ce soit notre dernier Noël tous ensemble…
Foutue culpabilité judéo-chrétienne. Alors le 25 décembre se joue à distance des montagnes, c’est une tradition. Qui a eu cette drôle d’idée de fixer Noël à une date stratégique du calendrier vertical ? Un gars des plaines assurément. Le 25 octobre eût été parfait.
Le problème se pose chaque fin d’année, inlassablement. Famille, belle-famille, décomposée, recomposée, toutes

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