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Cinquante ans jour pour jour : le 23 mai 1971, une expédition française venait à bout du pilier ouest du Makalu. A 16h15 Yannick Seigneur et Bernard Mellet se tenaient sur le quatrième sommet le plus haut du monde, à 8481 mètres d’altitude, trois mois après être arrivés au Népal. Une ascension historique, menée par un grand nom qui ne verra pas le sommet mais qui est l’artisan de la réussite : Robert Paragot.

Le Makalu a réussi aux alpinistes français de l’âge d’or himalayen : Lionel Terray et Jean Couzy ont fait la première ascension de cette belle et imposante montagne, avec l’équipe de Jean Franco, en 1955, seize ans avant le pilier ouest. En 1970 les Britanniques avaient frappé un grand coup en ouvrant la face sud de l’Annapurna, première voie très technique sur un 8000, un « problème himalayen » résolu par l’équipe conduite par Chris Bonington.

En 1971, Terray et Couzy ne sont plus là : le premier est mort au Gerbier (1965), l’autre à la crête des Bergers, en Dévoluy (1958). Le comité de l’Himalaya de la FFM jette son dévolu sur l’élégant pilier qui borde la face ouest du Makalu. L’inconnue est de taille : ce pilier dresse 400 mètres de rocher vertical, au-dessus de 7000 mètres d’altitude, pour une dénivellation totale qui dépasse les 2500 mètres de terrain difficile. Mais les Britanniques l’ont démontré en 1970 : il n’y a désormais plus de limite d’altitude pour l’alpinisme technique. (…)

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