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Si le métier de gardien de refuge s’est largement féminisé depuis quelques années, une partie de la clientèle peine encore à accorder du crédit aux femmes gestionnaires de refuge. Gestes déplacés, blagues salaces ou sexisme ordinaire : les gardiennes témoignent.

Si l’on devait décrire l’ambiance d’un refuge à un néophyte, on emploierait à coup sûr les mots convivialité, simplicité, proximité voire promiscuité. De toute évidence, cette dernière n’est rendue acceptable que par un certain savoir vivre et une pincée de savoir être. Et c’est là que ça coince. D’après les témoignages d’une quinzaine de gardiennes de refuge d’altitude, il apparaît que les refuges perdent régulièrement leur fonction d’abri, supposé protecteur et rassurant, pour les femmes qui les gèrent. Gestes déplacés, blagues salaces ou sexisme ordinaire : elles sont nombreuses à signaler que les comportements sexistes et parfois misogynes survivent très bien à l’altitude.

« Tu crois que si je lui propose de faire la vaisselle, elle me suce ? ». Cette phrase, Pauline Musolesi, 28 ans, l’a entendue au milieu de son service du soir au refuge Jean Collet, dans le massif de Belledonne (Isère). Prononcée juste assez fort pour s’assurer qu’elle parvienne à ses oreilles : sur un malentendu, on ne sait jamais… « Par chance, j’ai quand même du caractère donc le gars, je l’ai bien remis à sa place. Mais vous imaginez si c’était tombé sur ma jeune aide-gardienne ? », s’insurge la jeune femme.

Voici notre enquête auprès des gardiennes de refuge. (…)

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