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Rébuffat se serait-il douté que sa sélection des 100 plus belles courses du massif du Mont-Blanc servirait de base à un travail scientifique ? La thèse du géographe Jacques Mourey, dirigée par Ludovic Ravanel, sonne comme un état des lieux alarmant : les montagnes sont parmi les premières victimes du changement climatique. Les dégâts les plus visibles, les éboulements, ne sont qu’un des processus en oeuvre. Comment le réchauffement affecte les itinéraires d’alpinisme ? Premier volet science de notre dossier « Le futur de l’alpinisme ».

Peut-être a-t-on toujours besoin du choc des images pour pouvoir comprendre le poids des mots. Il y a quelques jours, le Dauphiné Libéré publiait quelques images pour le moins marquantes, que ce soit pour le montagnard averti ou pour le grand public. Tout montagnard a déjà feuilleté Les 100 plus belles courses du massif du Mont Blanc, écrit par Gaston Rébuffat. On y retrouve les grandes classiques du massif, classées de la plus facile à la plus dure, photos d’époque à l’appui. C’est sur cette base qu’a travaillé une équipe de scientifiques de l’Université de Savoie pour mesurer l’impact du réchauffement climatique sur les itinéraires d’alpinisme. Si les photos style avant/après prêtent souvent à sourire, celles publiées par le quotidien dauphinois sont plutôt du genre atterrant. Les bras nous en tombent, mais pas autant que les sommets emblématiques du massif du Mont Blanc, qui s’effritent à vitesse accélérée, eux.

 

Les 100 plus belles courses au crible

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