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Dans toute crise se cache une opportunité, dit-on. Cela pourrait être le cas dans les montagnes du Karakorum où, contre toute attente, l’été s’annonce prometteur. Après les affres du printemps en Himalaya – covid et surpopulation à l’Everest – le Pakistan s’apprête à voir de bons (voire très bons) alpinistes tenter des ascensions originales, ou à défaut, avec un style plus léger que d’habitude. Le bon côté de la crise sanitaire ?

Ce printemps la saison himalayenne au Népal a laissé en quelque sorte un goût amer. La culture du secret, les foules de clients, la surutilisation de cordes fixes, des hélicoptères et de l’oxygène, mais surtout un business basé sur la vente d’un maximum de permis (un record de 408 pour l’Everest !) dans un pays très vulnérable et en pleine pandémie, tout cela a eu des conséquences désastreuses et a fait le genre de gros titres que le gouvernement népalais avait précisément essayé d’éviter. Avec la recrudescence du COVID en Asie du Sud, les perspectives pour la saison du Karakorum étaient loin d’être brillantes.

« Après l’Inde, le Népal et le Bangladesh, ce n’est qu’une question de temps pour que le COVID se répande au Pakistan ; ce n’est tout simplement pas la bonne année« , a rapporté le guide et opérateur Lukas Furtenbach après avoir annulé ses expés au Broad Peak et au K2. Stefi Troguet, d’Andorre, avait prévu de grimper le Dhaulagiri au printemps en guise de préparation au K2, mais ce n’est pas ce qu’il s’est passé : le COVID s’est propagé dans le camp de base du Dhaula, et personne n’a fait le sommet. En plus, il a été compliqué de sortir d’un Népal verrouillé par les autorités, et Stefi avoue un sentiment de « vide et d’égoïsme« . Elle est maintenant rétablie de l’infection virale mais ne serait pas assez en forme pour le K2, où « il faut être à 500% » (…)

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