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Le projet de construction d’un téléphérique d’accès au plateau de Shira, sur le massif du Kilimandjaro, s’apprête à démarrer. Mais pourquoi le gouvernement tanzanien veut-il faciliter l’ascension de la plus haute montagne d’Afrique ? Et quelles seront les conséquences pour les guides, les porteurs et les marcheurs ?

À quelques kilomètres de la frontière avec le Kenya, le Kilimandjaro domine la Tanzanie et l’ensemble de l’Afrique avec ses 5891,8 mètres d’altitude. C’est un étrange massif que cet ensemble volcanique endormi (mais pas éteint !) situé à seulement 340 kilomètres au sud de l’équateur : le vaste plateau sommital, isolé au coeur des plaines tropicales et saupoudré de neiges éternelles, s’étend sur 70 kilomètres de long et 50 de large. Vu de loin, il semble étonnamment plat mais se compose en réalité de trois sommets volcaniques. Le Shira (à l’ouest, 3962m) et le Mawenzi (à l’est, 5149m) encadrent le Kibo et son sommet le plus haut, le pic Uhuru (5891m). C’est au coeur de ce Parc National créé en 1973 et dont la calotte glaciaire devrait disparaître d’ici 2030 à 2050 qu’un téléphérique s’apprête à voir le jour. D’après les dernières déclarations de Mary Masanja, vice-ministre des Ressources naturelles et du tourisme de Tanzanie le 30 novembre 2021, la construction devrait commencer prochainement. L’objectif ? Augmenter le nombre de touristes de 50 % dans la région.

Rendre la montagne accessible à tous

Chaque année, le Kilimandjaro attire environ 50 000 visiteurs.

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