Mont Blanc : pourquoi Christophe Profit a raison de défendre son métier de guide

Notre chroniqueur Gilles Rotillon pointe les paradoxes soulevés par les pieux placés sur la voie normale du mont Blanc. Si selon lui cet équipement est effectivement paradoxal vis-à-vis de l’essence même de l’alpinisme, ce n’est pas une surprise à l’heure de la marchandisation des sommets les plus emblématiques. La question est de savoir si cette volonté d’équiper la haute montagne ne revient pas à remettre en cause les fondements du métier de guide.

Les guides de Saint-Gervais, en concertation avec ceux de la Compagnie de Chamonix ont planté quatre pieux « sur l’arête des Bosses pour sécuriser celle-ci alors qu’une crevasse importante s’est formée au milieu de l’itinéraire » [lire l’édito à ce sujet]. Réagissant contre ce qu’il estime une atteinte à ce qui caractérise l’alpinisme tel qu’il a été inscrit au patrimoine de l’Unesco, Christophe Profit en a démonté deux et veut revenir avec une disqueuse pour finir le travail, arguant du fait que le contournement de la crevasse est parfaitement possible avec l’équipement normal de l’alpiniste.

Son acte a fait réagir le président de la compagnie de Saint-Gervais qui justifie cet équipement par l’amélioration de la sécurité de l’itinéraire, soutenu en cela par son homologue chamoniard qui considère que « Quand il s’agit d’améliorer la sécurité il n’y a pas de débat ».

« Qui que vous soyez, vous êtes des fourmis ». Le mont Blanc aux Hommes, ce matin ©MR

Non seulement il y a débat, mais il se déroule
dans la confusion la

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