Notre chroniqueur Gilles Rotillon pointe les paradoxes soulevés par les pieux placés sur la voie normale du mont Blanc. Si selon lui cet équipement est effectivement paradoxal vis-à-vis de l’essence même de l’alpinisme, ce n’est pas une surprise à l’heure de la marchandisation des sommets les plus emblématiques. La question est de savoir si cette volonté d’équiper la haute montagne ne revient pas à remettre en cause les fondements du métier de guide.
Les guides de Saint-Gervais, en concertation avec ceux de la Compagnie de Chamonix ont planté quatre pieux « sur l’arête des Bosses pour sécuriser celle-ci alors qu’une crevasse importante s’est formée au milieu de l’itinéraire » [lire l’édito à ce sujet]. Réagissant contre ce qu’il estime une atteinte à ce qui caractérise l’alpinisme tel qu’il a été inscrit au patrimoine de l’Unesco, Christophe Profit en a démonté deux et veut revenir avec une disqueuse pour
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