Avez-vous déjà jeté un œil à l’intérieur d’un fourgon de voyageurs ?
Avez-vous déjà suivi votre curiosité jusque dans les sacoches d’un cycliste à l’itinérance au long cours ? Ou dans le sac à dos d’un baroudeur sans date de retour ?
Tout n’est que rangement, rigueur et minutie. On pourrait croire à l’inverse, au fatras, mais non, le ton est à l’ordre.
C’est une histoire d’espace.
Chaque chose a sa place. Tout est calé avec précision. La brosse à dent ? Deuxième caisse, à droite, sous le lit. Au début du voyage, l’espace restreint dicte sa loi, on le subit et ça nous crispe. Il faut faire des choix, comme si partir n’était que sacrifices. Mais on aurait aimé prendre ça. Et aussi ça. Alors on plie, on imbrique, on force, on proportionne. Puis le changement de logique opère, c’est ce pourquoi on est parti finalement. On (re)découvre
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