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L’Asie centrale serait-elle une échappatoire à la mode pour aventuriers en quête de terres sauvages et méconnues ? Après l’exploration à skis du Tadjikistan par la FFCAM, voici celle du Kirghizistan voisin à VTT par Cédric Tassan. Depuis le village de Kojo Kelen, le vététiste a roulé 9 jours à travers les immenses vallées du massif de l’Alaï jusqu’au Pic Lénine, aux portes du Pamir. Récit.

Zone de gravité de l’Asie centrale, le Kirghizistan est un de ces derniers pays où il est encore possible de vivre de belles aventures loin des sentiers battus par le tourisme de masse. Sans doute parce que très montagneux et comportant très peu d’itinéraires balisés, il devrait encore le rester quelques temps et offrir à qui le voudra une expérience humaine, physique et géographique.

J’en ai marre de ce COVID, marre de ses « start and stop », marre d’attendre un retour à la normale. La notion même de retour à la vie d’avant est une utopie. Je décide de rester en mouvement mais ce ne sont pas les bâtons dans les roues qui manquent : quarantaines, règles sanitaires, contrôles, vaccins, formalités, contraintes à l’entrée, au retour, pays vert, orange, rouge… C’est le bordel.

Le village de Kyzyl Shara (massif de l’Alaï) ©Cédric Tassan

Les montagnes de l’Alaï culminent à plus de 5 000 m

Je possède tout un tas de notes sur différents pays. J’ai bien quelques éléments sur l’Asie centrale, mais rien sur le Kirghizistan. Après vérification des contraintes sanitaires et sécuritaires, je prends mes billets d’avion sur un énorme coup de tête. Je décolle dans moins de 3 semaines, ai rapidement l’impression de m’être précipité : je ne connais rien au pays, ne sais pas où aller rouler. Fred Horny connaît bien la zone. Avec son enthousiasme légendaire, il me donne le contact d’un français, Stéphane Aubrée, qui a sa propre agence locale de tourisme ! Ce passionné connaît le pays comme sa poche et m’ouvre son carnet d’adresses kirghizes !

Mon temps est compté et je ne peux me permettre de perdre trop temps sur place pour mes transferts. Je bosse comme un acharné sur le trip, passe des heures sur les cartes, les images aériennes, les sites web. Je ne trouve aucune information VTT mais décide de commencer mon trip à partir d’une vallée dont le rouge éclatant sur les images aériennes me tape à l’oeil. Je me dis que si je ne trouve rien à rouler sur place, au moins, je pourrai faire de belles photos dans cet environnement minéral coloré.

Après 3 avions, j’atterris à Osh. Mon chauffeur Abdoukadyr est là, le courant passe tout de suite. Après avoir récupéré une roue de secours – ce qui présage de l’état de la route – nous nous enfonçons dans les montagnes de l’Alaï, une vaste chaîne escarpée dont les sommets culminent à plus de 5 000 m. C’est ici que je débute mon trip, au nord du massif, avec comme objectif de le traverser entièrement pour rejoindre le Pamir…

Premiers tours de roues sur les hauteurs de Kojo Kelen ©Cédric Tassan

Point de départ à VTT : Kojo Kelen

Au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans cette vallée, une série de doutes m’assaille. Je vois des flancs ultra escarpés, d’immenses pierriers, des falaises, cette gorge étroite, cette poussière gigantesque soulevée de la piste. Comment ai-je pu être aussi prétentieux et imaginer, à 5 000 km d’ici, cette vallée comme point de départ parfait pour mon trip ? Que je pourrai mener à bien mon itinéraire, seul, sans personne pour m’accompagner ? La fatigue doit se faire sentir, cela fait 35 heures que je suis parti de France et j’ai peu dormi.

Finalement, alors qu’il nous reste quelques kilomètres à parcourir, la vallée s’élargi, les bords de la rivière verdissent et le paysage devient rouge d’un coup : magnifique ! Nous atteignons le village de Kojo Kelen, il est presque 20 heures. Mon chauffeur me dépose dans l’unique guest house de la vallée, où une famille m’accueille chaleureusement.

Vue sur le village de Kojo Kelen. S’acclimater, rencontrer ©Cédric Tassan

©Cédric Tassan

Les premiers locaux que je croise sont stupéfaits de voir un vélo ici

Le lendemain, je mets du temps à émerger. Il fait froid dans ce fond de vallée et je décide de partir quand le soleil aura réchauffé ce bout du monde. À 4 heures de route chaotique de la première grande ville, je ne dois rien oublier. Je passe la première matinée à m’imprégner des lieux, à m’acclimater en douceur, ici à 2200 mètres d’altitude. Les premiers locaux que je croise sont stupéfaits de voir un vélo ici. J’embraye en direction de falaises magnifiques qui attirent mon regard, et le vélo est sur le dos dès les premiers pas.

Tout en haut, la vue se dégage, je suis aux anges. Enfin mi ange, mi tortue, car je n’avance pas : entre les photos, les pauses pour souffler, le temps passe et surtout la météo se dégrade. J’atteints un col à presque 3000 m, l’orage éclate derrière moi. Je ne traine pas, entame la descente, le sentier est bon, je file et les premières gouttes me rattrapent quand je croise une cabane au bord d’un champ. Un paysan laboure son champ de pommes de terre à l’aide de son âne et je lui fais des grands gestes pour savoir si je peux m’abriter dans sa cabane. Je comprends que je peux m’y glisser et il me rejoint.

L’endroit est petit, 15 m2, un tapis recouvre la moitié du sol en terre battue. Quelques ustensiles sont cloués aux poutres. Akilbek vit ici, je prends conscience que mes rudiments de russe ne me seront pas d’une grande utilité mais que la liste d’une dizaine de mots kirghizes appris grâce à mon chauffeur m’éviteront de passer une semaine à ne sortir que des onomatopées ! Nous rigolons, il essaie mes lunettes, mon casque. Une fois l’orage passé, je quitte mon ami et dévale un magnifique sentier face à la vallée. Ça y est, je suis dans le trip, tout s’éclaire, j’ai désormais confiance !

Habitat chaleureux ©Cédric Tassan

Abri plus rustique ©Cédric Tassan

Dès que je dois porter le vélo, j’ai 27 kilos sur le dos

Le lendemain, je décide d’explorer une autre vallée transversale. Je me sens en meilleure forme et démarre plus tôt pour éviter les grosses chaleurs. Je grimpe à bon rythme sur un sentier bien tracé, je rencontre Mamat, tout seul dans sa montagne, fauchant un pré. Ici point d’outils à moteur, tout se fait à l’ancienne, à la faux ! Il m’invite à boire le koumis, du lait de cheval fermenté. Je ne peux refuser et ose boire à la bouteille. Si jamais mon estomac réagit de manière épidermique à cette boisson, ce serait la fin de mon trip ! Cela fait partie de l’aventure : la boisson est fraiche, agréable.

C’est le jour J, je dois quitter mon nid et la maison de Matmatjakyp et de sa fille Magina qui s’est si bien occupée de moi. Je charge mes affaires, harnache mon duvet sur mon vélo, sangle mes sacoches et je quitte avec une pointe de tristesse cette si belle vallée. Je sais que la journée va être difficile. Tant que je suis sur le vélo, tout va bien, mais dès que je dois le porter, j’ai 26 à 27 kg sur le dos.

Au programme aujourd’hui, deux cols à plus de 3000 m à franchir. Le premier est atteint plutôt facilement après 1 000 m de dénivelé. Je bascule dans une nouvelle vallée sauvage, les chevaux et les vaches sont les royaumes de ces lieux. Je tombe sur un jeune garçon qui vient à ma rencontre. Il m’explique qu’il sait qui je suis et que ce soir je dormirai chez son père ! Nous sommes au beau milieu de nulle part. J’avais en effet pris contact la veille avec un habitant de la vallée d’à côté pour organiser la suite de mon périple, mais je ne pensais pas qu’on viendrait me retrouver à 5 h de marche du premier village !

 

Sary Mogol Pass, 4300 m ©Cédric Tassan

Baptême à cheval

Il m’emmène dans la yourte qu’il occupe avec sa mère durant l’été. On me prépare un déjeuner de roi avec une omelette merveilleuse. Je profite d’un orage au loin pour faire une sieste au chaud, la circularité de la yourte jouant son rôle de cocon, puis je repars sur le vélo, pas très en forme à vrai dire. Il me reste 300 m de dénivelé positif à faire, une paille. Pourtant, je suis terrassé petit à petit par un mal que je peine à décrire. Je n’avance plus, le souffle est court. Au début je fais une pause tous les 100 pas, puis rapidement tous les 10. Plus haut je m’endors par terre enroulé dans mon poncho.

C’est finalement la météo qui me tire de ma torpeur, trop menaçante pour trainer ici. Je mets plus de 3 h pour atteindre le col, un escargot. De l’autre côté, c’est la longue descente jusqu’au village. J’ai l’impression d’avoir changé de pays et de descendre droit vers une vallée pakistanaise. Je retrouve de l’énergie, l’adrénaline de la bonne descente sans doute. J’arrive au village, quelques maisons sont éparpillées dans une plaine de galets et je cherche celle de Begali. C’est mon hôte du jour et c’est surtout celui avec qui je dois organiser un bivouac demain soir. Il me prépare une douche au feu de bois, puis un repas à base de pomme de terre, de tomates et de morceaux de mouton. Nous passons la soirée à finaliser la journée du lendemain : nourriture, tente, matelas, ânes et cheval.

Nous quittons le village à 11 heures du matin. Tout est chargé sur 2 ânes et de mon côté je monte à cheval. Une première pour moi ! C’est un sacré baptême du feu car nous partons pour 1600 m de dénivelé dans la montagne, soit 6 heures sur une selle. Au début la piste est large et j’apprends très vite qu’un cheval est peureux. Au premier camion rencontré, il manque de me mettre à terre.

Chevaux kirghizes, modes de transports ©Cédric Tassan

Tout est prêt à découper un mollet, arracher un dérailleur
ou déchirer un pneu.

Nous nous arrêtons pour établir le camp, un peu en deçà des 4000 mètres. Le soleil vient de partir et il fait un froid glacial. Begali prépare une bonne potée et nous plantons la tente. Nous n’avons pas de matelas, nous dinons serrés dans la tente et nous endormons rapidement. Au réveil à 6h30, tout est gelé dehors. C’est la grosse journée de mon voyage, celle où rien ne doit m’arriver car je vais être seul à plus de 4000 mètres et ici, les hommes viennent rarement. Je pars dans le froid, entièrement couvert. La montée est éreintante, dans les pierres, la pente et l’ombre.

De l’autre côté du col, à 4300 m, je suis rattrapé par le soleil et le paysage est féérique : lacs, glaciers, pics, plaine. Au sud, je suis frappé par l’étendue de ce que je dois entreprendre, l’aventure est là, j’y suis. Cette immense vallée, dont je ne devine que les premiers kilomètres, doit me mener au Pamir. J’attaque la descente, prudemment dans les champs de schiste. Tout ici est prêt à découper un mollet, à arracher un dérailleur ou à déchirer un pneu.

Franchir seul les rivières est ce que je redoute le plus

Yacks en aval du Sary Mogol Pass ©Cédric Tassan

Descente du Sary Mogol Pass ©Cédric Tassan

Je dois ruser sans m’user, mais je veux rouler aussi. J’assure en permanence, je pense à ma trajectoire comme si chaque mètre avait une importance ultime. Je coupe dans les combes, descends les alpages, trace ma route au jugé, le sentier n’existe plus. Après une courte remontée, je bascule de l’autre côté, descend le long d’un torrent. Plus loin, l’itinéraire est taillé dans les flancs de la montagne, je n’ai plus qu’à rouler sans tomber, sans tout casser. Les passages techniques s’enchaînent, je longe une gorge vertigineuse puis débouche sur la grande vallée plate qui marque la fin des hostilités. J’ai encore 25 km devant moi et des passages de rivières.

Pamir en vue ! ©Cédric Tassan

La claque du Pamir

C’est ce que je redoute le plus ici : franchir seul les rivières. Le premier gué se déroule à merveille mais je n’ose franchir le second quand je vois des yaks traverser avec de l’eau jusqu’au ventre, hésitant et malmenés par les flots. Pourtant, de l’autre côté, une piste roulante me tend les bras. Je continue en rive gauche à batailler avec un sentier chaotique à la recherche d’un meilleur passage. Je tente un nouveau franchissement mais manque de me faire emporter. Je trouve finalement mon salut un peu plus loin et rejoins la piste qui file vers le Pamir.

Il se découvre d’un coup, après un coude géologique. C’est la claque monumentale ! Non seulement je sais que je viens d’en finir avec ma traversée mais en plus je rentre dans un nouveau tableau : l’horizon est barré de montagnes, des sommets culminent de 5000 et 7000 mètres sur plusieurs dizaines de kilomètres de long.

Quand j’arrive à Sary Mogol, mon contact Umar m’attend. D’une gentillesse incroyable, il me guide dans ce village poussiéreux. Il fait une chaleur écrasante, en quelques kilomètres je suis passé de la fraicheur de la montagne à la chaleur du désert. Il est 16 heures et depuis hier soir je n’ai avalé que 4 biscuits. J’attaque enfin un vrai repas accompagné d’un litre de Coca ! Après cela, nous chargeons mon vélo dans le coffre du 4×4 d’Umar et filons vers le camp de base du Pic Lenine.

Des pentes très raides où une chute serait fatale

Camp de base du Pic Lénine ©Meder Myrzaev

En arrivant sur place, au bord d’une constellation de lacs, les glaciers suspendus prennent les derniers rayons de soleil et quand la nuit arrive, la température chute d’un coup. Mon photographe kirghize, Meder, me rejoint. Nous faisons connaissance et c’est une belle opportunité de pouvoir travailler ensemble. Quand il décharge son sac, je suis surpris de voir la quantité de saloperies industrielles qu’il emporte avec lui : des litres de Coca, un sac rempli de barres chocolatées… Le lendemain, nous nous dirigeons vers l’arête du pic Petrov, un sommet que de nombreux alpinistes réalisent pour s’acclimater. Il n’est pas question d’aller au sommet, il faut corde, crampons et piolet mais au moins d’aller jusqu’à 4200 m avant que cela ne devienne trop technique. La vue est grandiose, cette arête est un véritable petit bijou et nous y passons toute l’après-midi.

Au réveil, c’est une belle journée qui s’annonce, le Pic Lénine nous nargue. Direction le camp 1 ! J’attaque le sentier, le vélo calé sur le dos. J’ai laissé quelques affaires au camp de base et dois avoir environ 20 kg sur moi avec le vélo, ce qui est raisonnable. J’ai une bonne forme, je croise des français et même un follower de mon Insta ! Incroyable ! Au Traveler’s Pass, nous dépassons les 4000 m et prenons pied dans la longue vallée issue de ces tonnes de glace du Pamir.

La descente minérale de l’autre côté est un bonheur sur le vélo, bien exposée parfois. Il faut ensuite traverser longuement dans des pentes très raides où une chute serait fatale. Les gens que je croise ici, et même les alpinistes qui vont pourtant au Lénine sont estomaqués. J’évolue dans un décor absolument fantastique, gonflé par l’énergie tellurique des lieux. J’arrive finalement au camp 1 en fin de journée, les températures ont drôlement chuté.

C’est trop court, je suis fatigué et renonce

Vers le camp 1 du Pic Lénine ©Meder Myrzaev

L’accueil chez Tien Shan travel est extra : douche chaude et repas excellent. Je sombre dans un sommeil profond, le vent battant la tente toute la nuit. Je rentre en apnée durant mon sommeil, c’est l’altitude, et me réveille fatigué. Meder est KO complet, il ne se sent pas de m’accompagner plus haut. Je pense que son régime en sucres lui a été fatal. Mon coup de gueule de la veille à ce sujet et sa prise de conscience ont dû arriver trop tard !

Je pars tout seul avec une idée en tête : voir si je peux atteindre un sommet à 5150 m. Je cale mon vélo sur le dos et grimpe lentement. Le paysage semble figé, les hauts sommets sont très proches et barrent la vallée. Je stoppe mon ascension vers 4800 m : je ne suis pas très rapide, sens bien l’altitude. Porter mon vélo dans des pentes hyper raides et croulantes m’épuise et quand je lève la tête, je vois que c’est encore plus raide. Je ne suis pas certain non plus de pouvoir rouler la partie haute, dans une barre rocheuse redressée où il faudra grimper tout droit. Je dois ce soir être redescendu tout au bout de la vallée car c’est mon dernier jour.

C’est trop court, je suis fatigué et renonce, mais reste heureux d’avoir accompli tout cela. La descente est une magnifique partie de freeride jusqu’au camp 1 où je retrouve Meder, et nous redescendons dans la plaine du Pamir. C’est là que l’on voit l’intérêt du VTT, la vitesse à laquelle on descend d’une montagne : je passerai ma journée à l’attendre, face à un spectacle dont je ne me lasserai à aucun moment.

De l’autoradio du 4×4 qui me transporte vers le retour, sort une musique traditionnelle d’une mélancolie incroyable. Je n’ai vraiment pas envie de quitter ce pays. Il m’a tellement apporté, tellement de belles rencontres, de paysages magnifiques. Il m’a permis de me déconnecter de ma vie d’Occidental. Si je vous dis que je fomente déjà l’idée de retourner dans ce coin du monde, vous me croyez ?

Descente du Yushin Peak face au Pic Lénine ©Cédric Tassan

Y ALLER
Bishkek, la capitale, se rejoint moyennant 2 vols. Pour la liaison avec Osh, il faudra passer par une des lignes intérieures du pays. A savoir qu’elles sont classées sur la liste noire des compagnies aériennes dangereuses… Il semblerait que Turkish Airlines ait ouverte une liaison également vers Osh récemment. À creuser.

LANGUE
L’anglais est très peu parlé, sauf dans la région touristique du pic Lénine et les grandes villes. Ailleurs, les anciens parlent russes, ou le Kirghize.

OÙ DORMIR
Chez l’habitant. Soit en demandant l’hospitalité et en payant sa nuit, soit en guest house. En revanche rien est indiqué.

OÙ SE RAVITAILLER
Une fois dans les montagnes, pas de supermarché ! Il faut donc veiller à s’approvisionner en ville. Quelques biscuits pour le midi et une grosse bouteille d’eau permettent de voir venir les 2 premiers jours.

ITINERAIRE
Le parcours que j’ai imaginé est une création personnelle qui répond à de multiples souhaits. Je ne suis pas certain que cette aventure convienne à d’autres, tant elle est particulière. Je préconise donc de se rapprocher de l’agence de Stéphane Aubrée – https://www.kirghizie.fr – qui pourra monter le voyage que vous souhaitez et vous guider sur place. Il connait le pays comme sa poche et est implanté là depuis très longtemps.

 

Cédric Tassan remercie ses sponsors Sunn, Met, Bluegrass Eagle, Julbo, DT Swiss, Vtopo, Gore Wear, Hutchinson Tires, Sidi, Mule bar, Authentic bicycle shop.

 

Ne manquez pas la projection du film documentaire de l’expé, réalisé par Cédric Tassan et en sa présence vendredi 10 juin, 20h30, au cinéma Le Cap, à Voreppe (Isère).

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