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Le Groupe excellence de ski alpinisme de la FFCAM est parti en avril dernier explorer les montagnes du Tadjikistan, intrigué par cette ex-république soviétique recouverte à 93% de grosses montagnes, et paradoxalement délaissée des skieurs. Quasi aucune info à glaner sur internet. Notre reporter Thomas Pueyo, membre du groupe, raconte cette géographie sans noms qui échappe encore au monde globalisé.

Il n’y avait rien à aller chercher dans les montagnes tadjikes que nous convoitions. Ni glacier le plus long du monde, ni station météo soviétique abandonnée, ni trace d’alpinistes de Staline. Tout ça, Cédric Gras s’en est déjà chargé. Ce sont au contraire des montagnes sans histoire que nous avons visé, vierges de toute ascension à skis et de noms.

Le Tadjikistan nous est apparu comme l’endroit idéal pour se frotter aux confins. Pays pauvre d’Asie centrale doté d’un seul téléski, autant dire que cette contrée n’est pas le royaume de la glisse. Et pourtant, les possibilités sont infinies pour tout occidental richement équipé… et qui dispose d’un peu de temps devant lui, car les accès en 4×4 sont longs, compliqués et chers. Les infrastructures, en mauvais état, sont malmenées par les versants qui s’effritent et déposent sur l’asphalte quelques tonnes de roches de-ci de-là. 

Innombrables sommets sans noms du Pamir, depuis un pic à 4 850 m. ©Thomas Pueyo

Épaules écrasées, lombaires compressées, l’autonomie a un prix

Dans les Toyota tout-terrain blancs qui nous bringuebalent jusqu’aux contreforts du Pamir, nous sommes dix skieurs du Groupe excellence ski alpinisme

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