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Grand ski à la Rosière, jour et nuit

Test Ski Scott Pure Tour

Il y a un siècle, les douaniers couraient ici derrière ceux qui jouaient à saute-frontière. Point de douanier aujourd’hui, mais une montagne entière accessible depuis la station de la Rosière, entre mont Valezan et le col du Petit-Saint-Bernard. Une spatule en Italie, l’autre en France, il faudra choisir votre versant. Une virée pour essayer les nouveaux skis Scott Pure Tour avec le guide Yann Borgnet. 

Nous sommes début mars, Corentin a donné rendez-vous à Gabi, Yann, Romain et moi-même à la station de ski de la Rosière en Savoie pour nous faire essayer les nouveaux modèles Scott Pure Tour de la saison prochaine. Les conditions de neige actuelles ne sont pas incroyables, une occasion parfaite pour rencontrer une multitude de neiges différentes et mettre à l’épreuve ces nouveaux skis assez légers pour la randonnée, et dotés d’une forme adaptée au freeride.  Nous prenons le temps de nous équiper, régler les fixations, discuter du programme dans les grandes lignes et c’est parti pour deux jours en montagne à cheval entre la France et l’Italie.

Il est midi. Au vu de notre départ tardif et afin de rentabiliser au maximum nos deux jours de test, notre guide Yann Borgnet a prévu un parcours empruntant les remontées mécaniques et les pistes, ce qui nous permet d’être plus rapidement aux sommets et ne faire que des approches courtes en peaux de phoque ou à pied. Lors de nos premiers virages sur la piste, chacun de nous est surpris par le caractère joueur de ces skis. Il donne envie tout de suite de s’amuser à carver, sortir sur les côtés, sauter, c’est souple et très fun !

Coucou le versant italien du mont-Blanc. Brouillard, Frêney. ©Christophe Angot / Linka

Au sommet de la station, nous mettons les skis sur le sac et empruntons une crête qui nous mène au Mont Valaisan. La vue est splendide ! Le vent est fort et froid, la neige est soufflée, croutée, en glace, nous décidons de descendre un peu plus bas pour manger un morceau. Le ski est mis à rude épreuve dans de telles neiges, cependant l’accroche est bonne et la descente aisée.

Pause courte et rapide, le vent glacé nous fait partir aussi vite que nous sommes arrivés. Nous continuons dans un vallon au sud complètement hors de la station, mettons les peaux pour remonter 500 mètres de dénivelé et sortir à un col à priori vierge de trace. La montée n’est pas simple dans une neige très changeante et nous mettons plus de temps que prévu. Yann nous a bien eu, la montée fait 700… 800 mètres.. mais le plaisir n’en est que plus long !

Yann Borgnet, layback. ©Christophe Angot / Linka

Les skis sont dans leur élément de prédilection
ça tourne tout seul, c’est léger, ça déjauge sans forcer

Enfin presque, car lors de notre arrivée au col, nous découvrons qu’il reste une longue traversée pour basculer, et, au vu de l’heure, nous sommes bien partis pour rater les dernières remontées qui nous ramènerons au refuge du soir. La nouvelle ne ravit pas tout le groupe mais on se marre bien tout de même.

Place à la descente. Par chance, le vallon en nord est abrité et on y trouve un bon 300 mètres de neige fraiche et légère. Quel bonheur ! Les skis sont dans leur élément de prédilection et nous sommes tous comme des gosses. Ça tourne tout seul, c’est léger, ça déjauge sans forcer, que du plaisir.

©Christophe Angot / Linka

Corentin checke de la main gauche la qualité de la moquette. ©Christophe Angot / Linka

©Christophe Angot / Linka

Allons voir si ces skis fonctionnent aussi la nuit

Vers 22h30, réchauffé et le ventre plein, Gabi aperçoit la lueur de la pleine lune qui reflète sur la neige. Il ne faut pas plus d’une minute pour que les paris soient lancés. Gabi, Yann, Riccardo le gardien du gite et moi-même repartons faire un tour de peau. Allons voir si ces skis fonctionnent aussi de nuit.

Lampe frontale au-cas-où mais toutes éteintes, nous repartons pour 300 mètres de dénivelé à la seule lumière de la lune. Des moments toujours hors du temps qui laissent place aux rêves, à l’aventure et bien sur toujours aux rires. L’atmosphère est incroyable. Après 45 minutes de montée, nous décidons de redescendre et la neige n’est pas si mal que ça. Encore une occasion différente de se faire un avis marqué sur ces skis passe partout !

On se laisse glisser vers le « refugio » où nous retrouvons Corentin et Romain autour du poêle en profonde discussion. Il est 23h30 et nous reprenons notre soirée. Place à des jeux de cartes et quelques
alcools locaux… Je laisserai la suite de la soirée à votre imagination !

Des gosses bienheureux. ©Christophe Angot

©Christophe Angot / Linka

Cette neige fraîche et légère nous appelle en permanence
et nous ne pouvons nous en passer

Deuxième journée, il est 8h30, nous prenons le petit-déjeuner tranquillement et repartons doucement vers les remontées mécaniques à quelques centaines de mètres du refuge. Au vu des conditions de neige moyenne en hors-piste, nous décidons d’appuyer nos tests sur piste et en bord. Et quelle bonne idée : il n’y a pas à réfléchir, le ski est stable, en petit virage et en grande courbe, les quarts coupent la neige à pleine vitesse et on se sent en sécurité. Une belle découverte.

Pour finir quand même sur une note freeride, nous ne pouvons pas nous empêcher de remettre les skis sur le dos pour remonter au Mont Valaisan et basculer plein nord en Italie. Cette neige fraiche et légère nous appelle en permanence et nous ne pouvons nous en passer.

Corentin taquine la pente. ©Christophe Angot / Linka

Le mont Blanc. ©Christophe Angot / Linka

Retour au parking, nous rentrons plein de souvenirs, de fous rires et surtout avec un vrai avis global sur les skis que nous avons pu tester sous tous les angles.

Conclusion, des skis de nuit, déjà, c’est plutôt rare ! Plus sérieusement, très agréablement surpris par la polyvalence et le côté joueur de ces lattes tout-terrain. L’avis est unanime : dans toutes les neiges, le ski est agile et simple à skier. Sa légèreté et sa maniabilité se ressentent nettement dans les cuisses qui ne brûlent pas au bout de deux heures de ride. On a rapidement confiance dans le ski et on se fait prendre au jeu après quelques pistes seulement. Une paire unique à tous points de vue. 

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