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Un projet d’arrêté sur la protection du Mont-Blanc est en cours pour réglementer l’accès au sommet du mont Blanc. Imposé par le Président Macron, cet outil est bâti sur une étude scientifique contestée. Choisi comme solution juridique aux problèmes liés à la fréquentation de la voie normale du mont Blanc, le projet d’arrêté préfectoral de protection des habitats naturels (APPHN) veut instituer des règles contraignantes pour les alpinistes en bafouant le récent classement de l’alpinisme au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Unesco signé par la France. Tandis que Saint-Gervais et les Houches ont livré un avis favorable au projet, la municipalité de Chamonix a donné son aval du bout des lèvres, elle dont le territoire s’étend sur près de la moitié de la surface envisagée.

Un problème sans solution est un problème mal posé, disait Albert Einstein. Et une solution à un problème ne résout pas, par définition, un autre. C’est probablement le cas aujourd’hui pour le Mont-Blanc, « M » majuscule, que tout le monde veut voir assaini mais personne, sous cloche. Au sein de ce massif aux dimensions restreintes soumis à une pression immobilière et à une circulation engendrant une pollution disproportionnée, la voie normale du mont Blanc (avec un « m » minuscule) connaît une fréquentation importante, elle aussi disproportionnée parfois. Ladite voie normale a vu des débordements et des « incivilités » alimentés par une surfréquentation – relative -, et celles-ci ont choqué guides, secouristes et gardien de refuge, tout en restant des épiphénomènes.

N’empêche

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