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Un projet d’arrêté sur la protection du Mont-Blanc est en cours pour réglementer l’accès au sommet du mont Blanc. Imposé par le Président Macron, cet outil est bâti sur une étude scientifique contestéeChoisi comme solution juridique aux problèmes liés à la fréquentation de la voie normale du mont Blanc, le projet d’arrêté préfectoral de protection des habitats naturels (APPHN) veut instituer des règles contraignantes pour les alpinistes en bafouant le récent classement de l’alpinisme au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Unesco signé par la France. Tandis que Saint-Gervais et les Houches ont livré un avis favorable au projet, la municipalité de Chamonix a donné son aval du bout des lèvres, elle dont le territoire s’étend sur près de la moitié de la surface envisagée.

Un problème sans solution est un problème mal posé, disait Albert Einstein. Et une solution à un problème ne résout pas, par définition, un autre. C’est probablement le cas aujourd’hui pour le Mont-Blanc, « M » majuscule, que tout le monde veut voir assaini mais personne, sous cloche. Au sein de ce massif aux dimensions restreintes soumis à une pression immobilière et à une circulation engendrant une pollution disproportionnée, la voie normale du mont Blanc (avec un « m » minuscule) connaît une fréquentation importante, elle aussi disproportionnée parfois. Ladite voie normale a vu des débordements et des « incivilités » alimentés par une surfréquentation – relative -, et celles-ci ont choqué guides, secouristes et gardien de refuge, tout en restant des épiphénomènes.

N’empêche : en l’absence de réglementation type parc national, et donc de règles à faire respecter, des voix se sont élevées, année après année, pour mieux encadrer la voie normale du mont Blanc. Un brouhaha qui masque pourtant les problèmes de fond que connaît le massif entier, ou, pour ne citer qu’eux, les glaciers.

En 2018, puis 2019, des règles ont émergé : la saison 2019 a inauguré le système de réservation obligatoire pour les refuges situés sur la voie normale du mont Blanc, avec des contrôles aléatoires pour le candidat à l’ascension devant présenter son justificatif de réservation dans l’un des refuges. L’année précédente, certains rêvaient déjà d’une « déclaration de passage », ressemblant fort à un permis d’ascension. Il n’en sera, heureusement, plus question.

Alors, que se passe-t-il aujourd’hui ? Les communes autour du Mont-Blanc héritent d’un projet d’Arrêté Préfectoral de Protection d’Habitats naturels du Mont-Blanc ou APPHN, fondé sur une étude mal ficelée. L’agenda de ce projet mal ficelé permet de mieux comprendre cette affaire, qui, sans résoudre les problématiques environnementales, met à mal les principes de liberté et de responsabilité qui sont au coeur de l’alpinisme. Nous avons interrogé les acteurs du dossier, dont l’adjoint au maire de Chamonix, Claude Jacot.

(…) La suite de notre enquête à lire pour les abonnés

 

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