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Le projet d’arrêté sur la protection du Mont-Blanc en cours pourrait bien avoir des effets contraires en confondant la préservation de l’environnement, la gestion de la fréquentation de la voie normale du Goûter et la pratique de l’alpinisme. Le projet s’appuie sur une étude menée par le cabinet ASTERS, du Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie. Si personne ne nie la nécessité d’une protection environnementale, cette étude réalisée dans un délai jugé très court par ses auteurs, présente des éléments contestables, tant dans la manière dont ils ont été obtenus, que dans les conclusions qui en découlent. Le projet d’arrêté de protection du Mont-Blanc s’en voit fortement décrédibilisé. 

Le projet d’arrêté préfectoral de protection des habitats naturels (APPHN), imposé par Emmanuel Macron, s’appuie sur une étude environnementale réalisée par le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie (CEN-ASTERS). Le projet d’APPHN tire ses conclusions et ses recommandations de ce document de 51 pages. Il présente les « fondements scientifiques caractérisant les différents habitats et analysant leurs enjeux de conservation ». Du contexte climatique général au patrimoine géologique et hydrologique, en passant par les habitats, la faune et la flore, le document synthétise un grand nombre de données cartographiées. Des données sensées appuyer le nécessaire effort de conservation de la zone. Une nécessité partagée par tous, mais dont les véritables causes restent discutables.

Crédibilité générale de l’étude

Les auteurs rappellent en préambule le « court délai imparti à la rédaction de ce document ». Un délai court pour compiler les informations existantes dans leurs bases de données et vraisemblablement insuffisant pour procéder à des études de terrain scientifiques, observations et autres relevés nécessitant a minima de s’étaler tout au long des quatre saisons de l’année. C’est cette précipitation qui fragilise l’étude… (la suite pour les abonnés)

 

 

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