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Il a voulu retourner à l’Everest pour ses 70 ans, sans succès. Marc Batard détient pourtant toujours l’extraordinaire record de l’ascension de l’Everest sans oxygène, en 22 heures 29 minutes, réalisé en 1988. Dans ce 5ème épisode de la Folie des Hauteurs, écoutez l’histoire de Marc Batard, que nous avons rencontré chez lui ce printemps. Un podcast réalisé par France Bleu en partenariat avec Alpine Mag.

Batard ? Imbattable, ingérable, s’accordent à dire nombre de ses admirateurs comme ses détracteurs. Marc Batard demeure l’homme le plus rapide à l’Everest : des capacités physiques et mentales extraordinaires lui ont fait accomplir un exploit qui reste dans les annales. 22h29 pour gravir l’Everest sans oxygène, du camp de base au sommet, en 1988. Au printemps, le journaliste Lionel Cariou de France Bleu et le co-rédacteur en chef d’Alpine Mag Jocelyn Chavy sont allés à la rencontre du personnage, chez lui, au centre de la France.

A ce moment-là nous confiait-il, il croyait encore pouvoir grimper l’Everest pour ses 70 ans. Las, l’ascension n’a pas été possible. Mais Marc Batard nous a raconté, ce jour-là, beaucoup plus que ses rêves d’ascension. Marc Batard est revenu sur sa carrière exceptionnelle, commencée bien avant l’Everest de 1988.

Marc Batard devant sa fameuse tente-valise de paroi ! ©Jocelyn Chavy

Escalade avec Marc Batard sur un secret spot auvergnat ©Jocelyn Chavy

1988 : Marc Batard devient l’homme le plus rapide sur l’Everest versant népalais. Un record qui tient toujours.

Marc Batard s’est lancé dans l’alpinisme, puis l’alpinisme en solitaire, à corps perdu. Très vite, les grandes classiques, puis l’Himalaya : l’exploit du pilier ouest du Makalu, en 1987, avant l’Everest, deux fois, dont cette ascension record aujourd’hui encore indépassable.

Comment oublier les ascensions majeures qu’il a accompli en solo, en face nord des Grandes Jorasses, mais aussi en face ouest des Drus dans les années 90, avec sa tente-valise-portaledge née de son imagination ? Le fabricant de valises qui le sponsorisait le goûta guère le nom que Marc Batard a écrit au marqueur sur la tente-valise de paroi, et nom de la voie : Soutien au SDF.

Interview avec Marc Batard pour la réalisation de ce podcast. ©JC

 

Puis Marc Batard fit son outing, révélant son homosexualité. Mais il ne renonce pas à la montagne, et s’est mis en tête d’ouvrir une variante d’accès à la combe ouest de l’Everest, une autre histoire… Marc Batard nous a reçu chez lui, dans sa maison qu’il retape avec son compagnon, quelque part en Auvergne. Loin du milieu alpin qui l’a longtemps, et parfois encore, ostracisé. Écoutez ce cinquième épisode pour en savoir plus !

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