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Du matériel outdoor aux mouettes norvégiennes : les PFC, ces polluants oubliés

Encore méconnus en France, les PFC pourraient bien animer les « scandales chimiques » à venir. Au Svalbard, des chercheurs étudient les faunes locales pour mieux comprendre leur propagation et leurs effets. Le documentaire retraçant cette étude sera projeté aux Rencontres Montagnes et Sciences dans sa version en ligne, samedi 14 novembre à 20h30 sur Télé Grenoble.

DDT, bisphénol A, PCB : quand la chimie fait les gros titres, c’est parfois pour les mauvaises raisons. Pourtant si chaque année semble y aller de son lot de substances scandales, il est un type de composés qui n’est pas encore entré dans le vocabulaire commun français. Déjà bien connus outre-Atlantique comme dans les pays nordiques, les PFC (ou perfluorocarbures) sont-ils la préoccupation majeure à venir ? Pour ouvrir les débats sur ces composés et faire avancer la recherche à leur égard, le réalisateur Aurélien Prudor a suivi l’équipe d’Olivier Chastel, biologiste au CNRS parti étudier la propagation des PFC et leurs effets sur la faune arctique.

Capture d’écran. ©Aurélien Prudor

De 1940 à aujourd’hui : une utilisation exponentielle

Synthétisés pour la première fois dans les années 1940, les PFC s’articulent sur un principe simple : fixer des atomes de fluor à une chaîne carbonée. Hydrophobes (qui ne se laissent pas mouiller par l’eau), lipophobes (qui n’absorbe pas les graisses) et très résistants (la liaison carbone-fluor étant la plus solide des liaisons chimiques), leurs propriétés en font, dès leur commercialisation, des composés phares dans à peu près toutes

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