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Depuis l’été 2020, de nouveaux déchets sont apparus en montagne : un phénomène concomitant à la hausse de la fréquentation touristique. Mountain Riders vient de lancer une campagne Montagne Zéro Déchet : tout ce qu’on amène, on le ramène.  L’objectif est clair : si on réduit les quantités de déchets et améliore les comportements en montagne, on n’alimente pas les problématiques marines. Entretien avec Guillaume Dupouy, chargé du projet au sein de l’association.

L’été 2020, la fréquentation des stations de montagne a bondi, battant notamment des records en août avec une augmentation de 8,2 points par rapport à 2019. Cela a-t-il eu un impact sur la quantité de déchets laissés en montagne ?

Guillaume Dupouy : La première chose qu’on a constaté et qui est flagrante, c’est l’apparition de nouveaux déchets. Les masques, c’est une catastrophe, on en trouve partout et dans des endroits improbables, alors que c’était un déchet inconnu jusqu’à présent. On a également ramassé beaucoup plus de mouchoirs et de papier toilette. Ensuite, il y a différentes manières de comptabiliser les déchets lors des ramassages. Aujourd’hui, on considère qu’il est plus parlant de considérer le volume des déchets plutôt que le poids car les masques, par exemple, ne pèsent rien. On mesure à la fois le volume total des déchets ramassés durant toute la saison estivale mais aussi le volume par volontaire [participant aux ramassages, NDLR]. Sur les cinq dernières années, le volume par volontaire est relativement stable (autour de 13 litres). Par contre, on a une nette augmentation du nombre de participants (80 en moyenne par ramassage en 2019 contre 110 en moyenne en Auvergne-Rhône-Alpes en 2020), donc le volume total fluctue à la hausse. (…)

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