Ça rame au mont Blanc

Ouf !
C’était moins une.  On a bien cru finir l’été sans une affaire au mont Blanc. Depuis les premières chaleurs et la bravade annuelle des parapentistes, rien à se mettre sous la dent et qui convoque à Chamonix la rigueur éditoriale de TF1.
Un ancien des Royal Marines, fraichement débarqué de son Angleterre, a heureusement pallié ce manque en décidant de gravir le toit de l’Europe, un rameur dans le dos. Las, il l’a abandonné à Vallot. On s’étonne d’ailleurs que cet ex-membre des commandos ait pu passer entre les mailles serrées de la brigade blanche postée à Tête Rousse, sans doute la fraternité du soldat et une sensibilité aux peines des galériens. Le maire de Saint-Gervais dont la vision du monde a encore gagné en élégance a sauté sur l’occasion pour saluer ses amis de la télé et écrire de ce pas à Monsieur Macron le sommant de choisir entre les tribus d’Amazonie et celle des hurluberlus. Cet homme a le mérite de la constance.
Aussitôt, des milliers de procureurs de la République se sont dressés comme un seul homme, le pouce tourné vers le sol. À mort cet abruti d’Anglais. Sa conduite était stupide, dangereuse, illisible et coûteuse pour la société. À quelques nuances près, on tient là les traits de l’alpinisme, cette essentielle inutilité brandie tel un talisman dès que l’on nous interroge sur le pourquoi d’aller là-haut.
Chacun, selon son regard à la vie, est libre de juger l’acte de ce monsieur. Certains applaudissent,

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