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Si haute soit la montagne, Louis Meunier

Il y a des livres qu’il faut laisser reposer. C’est qu’ils vous remuent. Comme Si haute soit la montagne, de Louis Meunier. Il faut alors décanter tous les sédiments de la lecture. Ils sont nombreux et variés dans ce recueil de nouvelles. A vrai dire, on a rarement vu la montagne racontée avec un tel mélange de rudesse et de poésie. 

Tout au long de la lecture, on est saisi par un troublant mélange de réel et de fiction, où l’on cherche sans cesse la part de rêve et celle de réalité (le titre du prologue). En vain. Il va falloir s’économiser au fil des 224 pages et se laisser porter par Louis Meunier, ne plus se poser la question du vrai et du faux, du possible ou de l’improbable.

L’auteur-conteur déroule les premières pages de son livre comme on déroule un paillasse sur laquelle un vieux berger du Pamir va nous raconter des histoires, aux lueurs d’un feu.

Louis Meunier a habité à Kaboul
plusieurs années

Si haute soit la montagne, Louis Meunier, Calmann Levy, 2022, 224p., 18,50€

Écrivain et réalisateur, Louis Meunier sait parfaitement planter les décors des montagnes de l’Aghanistan, du Tadjikistan ou d’Himalaya, ses lieux de voyage de prédilection. Mais aussi de vie. C’est qu’il a habité à Kaboul plusieurs années. Il y a réalisé plusieurs films documentaires aux côtés des habitants de l’Hindu Kush notamment, mais aussi un film de fiction, Kabullywood.

C’est la force de ses textes : on y

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