La montagne Margarete, un roman sous tension

Le danger est dans la tête. La folie qui guette ceux qui défient l’impossible. Ou s’exposent simplement trop longtemps aux chutes de pierres, dans des parois immenses. Quand « la montagne te vomit sur le crâne tout un torrent de caillasses », transformant le fier ego qui a porté le grimpeur jusque là en « un paquet de muscles de tripes et de nerfs », un paquet mort de trouille. C’est un trio de trois alpinistes qui se lancent dans une ascension digne de l’Eiger, aux traversées sans retour. Obsédé par un amour perdu, le narrateur l’est autant par les manies insupportables de ses compagnons, que par la toile que son esprit a tissé autour de lui. 

On aime l’écriture nerveuse et viscérale, et l’idée que derrière un alpiniste se cache peut-être Jack Torrance

La montagne Margarete, Frédéric Decremps, coll. Guérin, Ed. Paulsen. 2026.

Il faut dépasser les

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