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Deuxième volet de notre dossier Le futur de l’alpinisme. Après avoir recensé l’ensemble des processus climatiques qui affectent les itinéraires d’alpinisme, quelles conséquences pour les pratiquants ? En s’aidant des 100 plus belles courses du massif du Mont-Blanc de Rébuffat, les scientifiques annoncent de quoi sera fait l’alpinisme dans les années à venir : adaptation et aléatoire. Une sentence qui touche l’ensemble de l’écosystème montagnard. 

Les évolutions géomorphologiques qui ont cours en haute montagne ont déjà changé la physionomie des itinéraires d’alpinisme nous dit Jacques Mourey en conclusion de sa thèse intitulée Les effets du changement climatique sur les conditions de pratique de l’alpinisme. Quelles en sont les répercussions à l’échelle humaine ? Quand les conditions climatiques changent, ce ne sont pas seulement de nouveaux itinéraires qu’il faut repenser, mais une autre façon d’aborder la montagne dans son ensemble. Pratiquants amateurs ou professionnels, refuges, stations et décideurs politiques, c’est un pan entier de la société qui doit revoir son contact à la montagne. Avec l’apport de Pierre-Allain Duvillard et ses travaux sur les infrastructures de haute montagne, Jacques Mourey et Ludovic Ravanel décryptent ce que sera le futur de l’alpinisme dans un contexte de réchauffement climatique global.

Le célèbre « Y’a plus de saisons ! » semble se confirmer pour les pratiquants, à l’heure où chacun va devoir faire sien les termes « conditions aléatoires » et « adaptation » s’il veut continuer à fouler les cimes.

 

Une montagne plus dangereuse ?

Pour autant, il n’y

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