Les refuges de Tête Rousse et du Goûter fermés à cause des mauvaises conditions en montagne

Le refuge du Goûter, dans le massif du Mont-Blanc. ©UL

Dans le massif du Mont-Blanc, les refuges de Tête Rousse et du Goûter ont fermé leurs portes le mardi 11 août 2026. Un arrêté municipal a été déposé par la mairie de Saint-Gervais-les-Bains en raison des mauvaises conditions sur la voie normale du mont Blanc par l’aiguille du Goûter et le danger de chutes de pierres.

Depuis hier, le 11 août 2026, les refuges de Tête Rousse et du Goûter et leurs locaux hivernaux sont fermés. La raison ? « Des mauvaises conditions sur la voie normale du mont Blanc par l’aiguille du Goûter et notamment le danger de chutes de pierres », nous informe la Chamoniarde, société de prévention et de secours. « Pas de prévision concernant la date de réouverture pour le moment », est-il ajouté en fin d’annonce. 

Sur les réseaux sociaux, cet été 2026, les vidéos d’éboulements rocheux sont nombreuses, tout comme les messages de prudence et de sensibilisation. Dans notre article du 18 juin dernier, nous rappelions les différents risques rocheux en haute montagne estivale et les réflexions à avoir pour prendre la meilleure décision possible.

Le refuge du Goûter. ©UL

Le refuge de Tête Rousse. ©UL

savoir changer de programme,
c’est aussi savoir aller en montagne

Car avec les fortes chaleurs actuelles, ces chutes de pierres à répétition, écroulements et dégradation du permafrost mettent à mal des itinéraires dits classiques et modifient les conditions de pratique de l’alpinisme. Des raisons pour lesquelles la mairie de Saint-Gervais-les-Bains – et son maire Jean-Marc Peillex – a déposé un arrêté municipal.

Mais une fois les refuges fermés, une nouvelle question se pose : à quel moment les risques rocheux sont assez minimes pour pouvoir les rouvrir ? En pleine période touristique habituelle, il s’agit plutôt d’être « extrêmement prudent dans le massif du Mont-Blanc, particulièrement sur les itinéraires exposés », écrit le guide Mathis Dumas sur ses réseaux. « Savoir changer de programme, c’est aussi savoir aller en montagne. »

Ainsi, en ces mois d’août devenus de plus en plus incertains et instables en montagne, les guides et amateurs peuvent se tourner vers d’autres activités : randonnée, cyclisme, escalade (à l’ombre !), canyoning… Une montagne qui évolue, et des pratiquants qui doivent s’adapter.

Pour avoir davantage d’informations sur les itinéraires praticables ou non dans le massif du Mont-Blanc, La Chamoniarde met à jour quotidiennement un fil d’informations des conditions en montagne et a fait un travail d’archivage et d’actualisation des nombreux topos du coin.