En 1973, Gaston Rébuffat publiait Le massif du Mont-Blanc, les 100 plus belles courses, ouvrage devenu une référence et, pour certains alpinistes, une liste à cocher au fil d’une vie. Cinquante-trois ans plus tard, les Éditions du Mont-Blanc et une quarantaine de guides de Chamonix reprennent le principe. Mais entre-temps, l’alpinisme a changé. Et surtout, la montagne aussi.
Il suffit de comparer les premières pages des deux livres. En 1973, Gaston Rébuffat ouvrait ses 100 plus belles avec la traversée des Clochetons de Planpraz, l’école de glace des Bossons, l’arête sud-est de l’Index et la Chapelle de la Glière. Une progression censément pédagogique, depuis les premières courses jusqu’aux grandes faces du massif. À la fin de la Bible de Rébuffat, on trouvait l’éperon Walker aux Grandes Jorasses, la directe américaine des Drus, la face nord des Droites et, en numéro 100, le pilier central du Frêney.
Un livre
reste à lire.
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