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La combinaison intégrale (one piece ou suit en anglais) relève d’un phénomène très curieux dans le monde de l’alpinisme et du ski : à chaque nouveau produit de ce type, les mérites et avantages nous sautent aux yeux. Pourtant, dehors, dans la vraie vie, point (ou très peu) de one piece à l’horizon. Mais pour quelles diaboliques raisons cette combinaison intégrale n’est elle pas plus utilisée, elle qui qui ne laisse passer aucun filet d’air et nous garde bien au chaud ?

Pourquoi personne ne se décide à avoir enfin un ensemble haut/bas assorti sans avoir à réfléchir les yeux écarquillés devant sa penderie, tel un lapin devant les phares d’une voiture, pour finir par prendre ce qui se présente ? (à savoir ce pourquoi on a déjà déboursé suffisamment d’euros pour se permettre de moduler, en plus, les couleurs).

Le prix justement me direz-vous : 700€ (1000€ il y a peu de temps encore) pour cette Alpine suit de Patagonia. C’est beaucoup d’argent, c’est sûr. Mais ce n’est pas plus qu’une veste et un pantalon de même gamme, impérméables tous deux. 

D’ailleurs, notez que la marque américaine s’est finalement associée au géant de la membrane, Gore, depuis que ce dernier n’utilise plus de PFC polluants. C’est bon pour la planète et bon pour le business puisqu’il faut bien avouer qu’associer la qualité des produits « Pata » à la technicité de la membrane Gore Tex, ne peut produire que du très bon.

 

C’est ce que nous avons constaté sur la neige (il y en a un peu, si si). Il faut évidemment bien réfléchir en amont à ce qu’on va mettre sous l’ensemble car autant dire qu’une fois parti, on évite tant que possible d’enlever et remettre l’ensemble. Pour résumer, on peut dire que la combinaison bénéficie de la qualité de finitions propre aux vestes et pantalon de la marque. Pourtant, un soin particulier a été apporté aux détails qui font toute la spécificité de l’ensemble une pièce : zip de fermeture désaxé à l’entrejambe pour conserver souplesse et facilité de mouvement, absence de ceinture pour limiter les frottements, présence d’oeillets pour passer des bretelles et tenir le pantalon lorsque le haut est retiré (en montée pour ne pas avoir trop chaud), zip arrière pour « se soulager sans se déshabiller ». 

L’usage est plutôt orienté vers l’alpinisme hivernal. La coupe est assez proche du corps et il n’y a pas d’aérations utiles en ski de rando. Mais cette Alpine suit peut tout de même être utilisée lors de sorties à ski disons « froides », du moins sans gros efforts de montée (hors printemps, faibles dénivelés, benne à la montée…) car des zips permettent d’élargir un peu le bas du pantalon et faire passer les chaussures de ski. Les poches sont larges et pratiques et les genoux sont préformés pour une mobilité accrue. 

Le zip de capuche, lui, est un petit plus original. Entourant la capuche de manière circulaire et en spirale, cet étonnant zip permet simplement de « rallonger » un peu le textile pour recouvrir un casque. Fermé, la capuche prend moins de place et a moins tendance à retomber sur le bonnet par exemple. Est-tél vraiment nécessaire de s’alourdir avec un zip pour un usage si spécifique ?  

Côté couleurs, le retour aux années ’90 est assumé avec un ensemble rouge/violet et un autre plus sobre vert/anthracite.

 

CONCLUSION

Même si cette Alpine Suit relève d’un usage de niche (l’alpinisme hivernal), le confort et la mobilité qu’elle offre devraient convaincre un large public d’alpinistes et de skieurs/freeriders. 

Caractéristiques

MEMBRANE : Gore Tex 3 couches 100% recyclé, sans PFC/PFAS, traitement déperlant, système Recco POIDS : 660g. en M PRIX : 1000€ soldé 700€ en ce moment.