@

Circuit court, production locale, réseaux paysans : des termes que l’on emploie de plus en plus souvent, encore plus en cette période de confinement, qui semble avoir révélé une pratique encore trop marginale au plus grand nombre. Pour une fois, regardons la montagne non pas comme un terrain de jeu, mais par la lorgnette de ceux qui l’habitent et la façonnent à l’année. Peut-être ont-ils des choses à nous apprendre sur le monde de demain ?

Le confinement est partout, dans toutes les bouches et dans tous les medias, même ici. A force d’en parler, la montagne s’efface derrière la réalité qu’opposent les murs de nos appartements et maisons. Si on ne peut plus aller se dépenser en montagne, il y en a qui ne l’ont pas quitté et qui y vivent à l’année. Bizarrement, ce ne sont pas ceux-là qu’on remarque le plus dans la presse spécialisée, alors même que chacune de nos sorties dans les hauteurs nous rappellent leurs présences. Ici une cabane de berger, là un lieu-dit Les Alpages, le son des cloches en été et même un arrêt de tram à Grenoble (La Poya est le terme patois qui désigne la montée aux alpages). Quelle est le mode de vie de ces montagnards à l’année, et que peut-il nous apporter ? Dans cet article, si l’on doit parler de confinement, encore lui, ce ne sera qu’au regard de sa fonction de révélateur. Révélateur d’un mode de vie, d’un type de production et d’un renouveau

Copy link