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Qu’il est bon de sombrer dans le cliché. « Le trail, c’est les Alpes » ? Vous aviez dit Pyrénées ? Et ses clichés tendance cyclo – Tourmalet, Pourtalet, Somport. Ou encore un Graal rhumatique – Amélie et bleds-en-bains. Et à côté de tout ça, le trail serait inexistant ? Revoyons notre copie grâce à une belle incursion en vallée d’Aure, où nous venons de disparaître pendant dix jours au fil de la Neste. Episode 1 : de Saint-Lary de Soulan au pic du Midi de Bigorre.

Et au milieu coule une rivière. « Il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’aventure » : à peine embarqués que 16/9e et chansonnette s’invitent. En Pyrénées, tout débute par un axe. Du nord au sud, les vallées tranchent puis écartent tranquillement. Aspe, Ossau, Azun, Louron, du Pays Basque au Pyrénées Orientales, du 64 au 66 ; le fond est plat pour mieux mirer. A l’heure du choix, nous voici posés cul-sur-cartes.
Basquitude ou Catalanitude ? Les amours extrêmes se mettent dessus. Et berger de Cap de Pount, qui vendait son fromage au pied de l’Ossau : lui-reste-t-il du 2007 ? Puis l’évidence se fait. Balle au centre, là où tout débuta un jour de HRP*. On oublie Gavarnie et l’on oublie Luchon, pour se poser entre les deux : et nous voilà partis courir. Doucement, nous allons nous approcher jusqu’en piémont du Néouvielle.

Lannemezan nous a ouvert sa brèche à 35km nord ; nous avons « alunis » en Vallée d’Aure. Il est de ces noms évocateurs, Aure comme de l’elfique qui aurait séché ses cours de frouze. Dix jours et un plan simple : penduler, onduler, osciller. Et tendre l’oreille – à pied.

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