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Comme un air de jour d’avant

Ce week-end il faisait bon aller loin en Vanoise, tout au fond du vallon de Champagny. Pour y respirer l’air cristallin qui règne dans cette glacière bien sûr. Mais aussi et surtout pour y retrouver la sensation désormais rarissisme de côtoyer du monde !

A Champagny-en-Vanoise, la tour de glace a vibré au rythme des championnats d’Europe d’escalade sur glace. Oui Madame, oui Monsieur ! La Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM) et l’Union Internationale des Associations d’Alpinisme (UIAA) sont parvenus à maintenir cette compétition à l’heure où les annulations rythment notre quotidien. Ce sera probablement la seule épreuve d’ailleurs cette saison. Une cinquantaine de glaciairistes venus d’Europe, Russie inclue, se sont frottés aux 22m de glace et de pans déversants de la tour. Et même si l’évènement se jouait à huis clos (sans public), le charme d’une compétion en extérieur est de ne pas avoir de véritables barrières. Et les passant en raquettes ou ski de fond pouvaient admirer des grimpeurs tête en bas, pas avares de yaniros et autres mouvements de balancier.

La tour de glace de Champagny-en-Vanoise ce week-end. ©Jocelyn Chavy

Evidemment, le protocole sanitaire était strict et la liste des prérequis pour entrer dans la zone de compétition (sans public) était longue comme un jour sans pain (de glace). Une broutille pour tous les adeptes du crampon et du piochon. Tout un petit monde qui s’anime autour d’un but commun de compétition et de spectacle rappelle un paquet de souvenirs qu’on croyait perdus.

oui, un contact physique !

Imaginez plutôt (ceci est bien réel) : retrouver d’autres passionnés de montagne « en vrai », des copains avec qui éclater de rire à gorge déployée (derrière le masque), boire un verre ensemble – oui, oui ! – partager un petit blanc ou un jus de pomme chaud, debout certes mais en se jouant des -10°C. Mieux : taper sur l’épaule d’un grimpeur pour le féliciter – oui, un contact physique ! – avec gants et doudounes en guise de barrière sanitaire.

Pour une fois, le petit air de jour d’avant avait le bon goût de demain, avec une pointe d’optimisme non dissimulée. Et il régnait finalement une chaleur incroyable là-haut dans la montagne. Une chaleur profondément humaine, 100% durable.

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