« Parce que l’alpinisme n’existe pas sans récit. » La devise de la maison chamoniarde JMÉditions a le mérite de rappeler la contradiction inhérente à cette pratique singulière qu’est l’alpinisme. Élisabeth Revol en est l’incarnation parfaite. Celle qui a été mise sous les feux des projecteurs lors de son sauvetage au Nanga Parbat, en 2018, s’est ensuite retrouvée confrontée au paradoxe de l’alpiniste de haut-niveau : l’amour permanent d’une pratique personnelle à mener de concert avec le nécessaire compte-rendu de ses ascensions à son milieu, à ses pairs, aux médias notamment spécialisés. Avec son livre Vivre paru chez Arthaud et écrit avec Éliane Patriarca, la drômoise aurait-elle enfin compris ce subtil équilibre entre dialogue et communication ? Éléments de réponse à quelques jours de sa venue au Rencontres Ciné Montagne de Grenoble, le jeudi 7 novembre 2019.
Avant même de se concentrer sur le récit de ses ascensions, Vivre
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