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Vendredi 13 novembre, vers 17h30, des montagnards ont allumé un coeur sur les flancs de Belledonne, parfaitement visible de l’agglomération grenobloise. Ce coeur lumineux voulu par ses auteurs comme un message d’espoir et d’amour, « une requête pour l’accès à la nature et l’abolition de la règle du 1km/1h ». Le cerveau de cette manifestation poétique, appelons-le Thibault, nous a expliqué ses motivations et comment il a réussi ce coup médiatique, avec sang-froid et « 45 frontales ».

« Les gendarmes savent que c’est moi » explique Thibault. C’est lui qui, aidé de quelques mains, a eu l’idée d’allumer un coeur lumineux sur les flancs du Grand Colon, en Belledonne. Pour Thibault et ses amis, « au-delà du bonheur et de la douceur que ce geste a apporté aux spectateurs, et de l’hommage qu’il fait au passage aux victimes de l’attentat du Bataclan (13 novembre 2015), ce coeur lumineux est une revendication claire et épurée : il est crucial que l’accès à la nature, pour tous sans exception (pas que pour les montagnards), soit de nouveau et rapidement autorisé. Le cœur est une requête d’abolition de la règle du 1km/1h. » explique-t-il.

Selon Thibault, les raisons principales de cette demande d’assouplissement des règles du confinement sont très simples. Elles sont au nombre de quatre.

« – Le contact avec la nature contribue de manière cruciale à la santé physique et psychologique des individus, comme cela a été démontré dans différentes études. En temps de confinement, nous demandons un accès responsable et intelligent à la nature (en respectant la distanciation physique), pour tous.

Un certain mal-être psychologique peut être ressenti aujourd’hui, en partie à cause de cette règle du 1km/1h et du manque d’accès à la nature, qui peut engendrer de graves conséquences psychopathologiques.

– L’extension du kilométrage et de la durée n’impacte en rien la transmission du virus : c’est les « contacts » qui augmentent cette transmission. Et cela contribuerait à réduire les inégalités géographiques entre les populations d’accès à la nature. Les parcs, forêts, plages sont accessibles à tous, en théorie. Mais concrètement, tout le monde n’a pas la possibilité d’avoir ces espaces naturels dans leur périmètre kilométrique.
– Nous considérons que l’accès à la nature (sans frontières horaires et sans limites kilométriques) n’augmente pas le risque d’accident : pas plus que d’être confiné chez soi et de passer son temps à faire de la tondeuse à gazon ou du bricolage avec des outils dangereux.
– Un professionnel (tous sports confondus) n’a pas moins de chances de se blesser en pratiquant ses activités quotidiennes qu’un autre usager de la nature : pour l’égalité et l’équité de la population, il est crucial d’abolir ce fossé éthique et social. »

Thibault nous explique ensuite comment il a réussi ce coup médiatique (…)

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