fbpx
@

Suite à la publication d’un article dans Le Dauphiné libéré reprenant les propos du Dr Didier Legeais, vice-président du Conseil départemental de l’Isère de l’Ordre des Médecins, la communauté montagne voit rouge. Les médecins urgentistes de l’agglomération grenobloise veulent-ils vraiment fermer les remontées mécaniques cet hiver ? Retour sur un imbroglio hautement conflictuel sur fond de crise des urgences.

« Le drame va arriver en janvier, prévient le Dr Didier Legeais, vice-président du Conseil départemental de l’Isère de l’Ordre des médecins. Autant à l’hôpital qu’en clinique, c’est la catastrophe. On n’a jamais connu de crise pareille ». Interrogé par Alpine Mag en réaction à l’article publié le vendredi 5 novembre dans Le Dauphiné libéré, le Dr Legeais confirme ses propos : les hôpitaux et cliniques de l’agglomération grenobloise vont mal, très mal. Mais quel est le lien avec les domaines skiables ? Et pourquoi les attaques pleuvent sur l’Ordre des médecins de l’Isère depuis ces déclarations ?

Des urgences saturées

Le Dr Didier Legeais s’est confié au Dauphiné libéré : « est-ce qu’on est en capacité d’ouvrir les stations de ski ? Je ne sais pas si c’est raisonnable ». Ses doutes ont mis le feu aux poudres mais selon le médecin, il y a méprise. « Notre volonté n’est pas du tout d’aller à l’encontre du business montagne, assure-t-il. On va tous skier, on adore nos stations, on n’est pas là pour espérer qu’elles ferment. Mais nous avons la volonté d’alerter l’opinion publique ».

Car la situation est dangereusement critique dans l’agglomération grenobloise. Les services d’urgence des hôpitaux nord et sud de Grenoble, de Voiron ainsi que des cliniques, notamment celle des Cèdres, sont « saturés, en grande souffrance », témoigne Dr Didier Legeais. À tel point que le plan blanc a été déclenché début novembre afin de pouvoir « mutualiser les moyens et demander à l’Agence Régionale de Santé des aides exceptionnelles », poursuit le médecin. Or, la saison de ski démarre et avec elle la multiplication des urgences traumatologiques. « Une centaine par jour et 15 à 20 malades à opérer quotidiennement », assure le Dr Didier Legeais.

Des chiffres débattus

« Il faut comprendre que lorsque quelqu’un se blesse dans les stations de sport d’hiver, toute une chaîne de secours est mise en place », détaille Suzanne Mirtain, présidente de l’association Médecins de montagne.

. . .

La newsletter d'Alpine Mag

On reste en contact ? 

Merci et à très vite !

Copy link