Le malheur des autres

Quand une sensation bizarre vient frapper deux fois à votre tête dans une même semaine, c’est qu’elle a une réalité à vous dire.
La première giffle a eu lieu à Autrans, à la sortie d’un film sur la détresse des « migrants » dans la vallée de la Roya, un sujet, si ce n’est brûlant d’actualité, dont les cendres ne sont pas prêtes de s’éteindre. Un type d’allure presque sympathique est sorti de la salle en disant qu’il y en avait assez. Encore un sujet sur les réfugiés, marre de ça et ça commence à bien faire. Sans doute s’attendait-il à un film sur les petites fleurs. Ne jamais se fier à une sympathie de façade. Rien n’est réglé dans la Roya ou ailleurs mais apparemment, il ne faut plus en parler car on le sait désormais. Pour certains, savoir peut suffire. Je lui suggère qu’on en a encore

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