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Le nom d’Henry Russell évoque le plus souvent ces grottes pyrénéennes, que l’alpiniste franco-britannique a fait creuser au XIXe siècle afin de dormir en montagne, et plus précisément au plus près du Vignemale. Fils d’un aristocrate irlandais installé à Pau, qui s’est marié avec une française, Henry Russell développa une obsession pour le Vignemale, véritable sommet fétiche pour lequel il va se passionner pendant des années. Vivre en montagne jour et nuit, voilà l’objectif de Russell, qui aime le bivouac sous le ciel des Pyrénées et utilise un sac de couchage en peaux d’agneaux cousues. Ce que l’on sait beaucoup moins, et que raconte Lionel Cariou dans ce podcast, c’est que Russell était aussi un véritable aventurier de la seconde partie du XIXème siècle, l’explorateur du vaste monde, de l’Amérique du Sud à la Russie en passant par l’Océanie et l’Asie.

Ce que l’on sait moins, et que raconte Lionel Cariou dans ce podcast, c’est que Russell était aussi un aventurier du XIXème siècle, qui a traversé la Sibérie en hiver puis le désert de Gobi.

Le comte Henry Russell accueillant Henri Béraldi devant l’une de ses grottes. ©Coll. particulière

Un podcast réalisé par France Bleu Isère, en partenariat avec Alpine Mag.

Après un premier voyage aux Amériques en 1857, deux ans plus tard, Henry Russell se lance dans un voyage épique de trois années, durant lesquelles il passe par Moscou, traverse la Sibérie en plein hiver – « si froid que la vodka gelait » raconte Lionel Cariou d’après les récits de Russell, avant de franchir les steppes d’Asie centrale, et le désert de Gobi. Il finit par atteindre Shangai, Hong-Kong, et passe un an en Inde après avoir navigué jusqu’en Océanie. Et c’est au retour de ce quasi-tour du monde qu’il se dévouera corps et âme à l’exploration des Pyrénées. Avec cette idée jugée excentrique alors et aujourd’hui très moderne : vivre dehors le plus possible, et en montagne.

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