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Guides de haute montagne : comment répondre à une demande croissante ? Un métier en tension 2/2

Comme dans tous les secteurs du tourisme, les guides de haute-montagne vont faire face cet été à un afflux de clients, avides de grand air. S’agit-il d’une simple mode post-covid ou faut-il prendre des décisions radicales comme l’augmentation du nombre de guides formés ? La question se pose, mais les responsables restent prudents et en profitent pour s’interroger sur leurs modes de fonctionnement. Second volet de notre dossier.

Il y a une quinzaine de jours, Jean-Pierre Bazet, président du bureau des guides de Serre-Chevalier dans les Hautes-Alpes, a envoyé deux courriers. L’un au Syndicat national des guides de montagne (SNGM) et l’autre à l’Ecole nationale de ski et d’alpinisme (ENSA). Son message était simple : il faut former plus de guides. Comme de nombreux responsables de structures, il s’attend à manquer de main d’oeuvre ces prochaines semaines, et pour lui c’est une tendance qui va durer : « On a une forte demande et quoi qu’on en dise, le pouvoir d’achat de nos clients augmente. Il faut donc ouvrir le robinet quelque part ! ».

Mais beaucoup de ses collègues sont moins affirmatifs. « On ne sait pas si ça va durer, il ne faut pas prendre de décision à chaud », tempère Olivier Greber, le président de la Compagnie de Chamonix. « Cela va dépendre du prix de l’aérien, analyse Frédéric Jullien, fondateur de l’agence Roc Ecrins à l’Argentière-la-Bessée. Si ça monte, plein de gens ne vont plus pouvoir prendre l’avion et voudront faire de la

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