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Après avoir rappelé les conditions nécessaires au déclenchement des avalanches de plaque(s) – celles qui tuent en moyenne chaque année en France, depuis 50 ans, 30 amateurs et professionnels de la montagne enneigée – Alain Duclos souhaite « aller plus loin que les méthodes statistiques » de réduction du risque promues par les probabilistes. La démarche CRISTAL qu’il continue de concevoir consiste « pour le pratiquant à prendre en compte des paramètres tangibles et à adopter certains niveaux de vigilance », tout en restant libre de ses actes.

Alpine Mag : Tout un ensemble de méthodes de réduction du risque d’avalanche existent, ainsi que les outils Yéti et Skitourenguru (développé en Suisse, les résultats de Skitourenguru sont encore incertains pour de nombreux secteurs des massifs français, NDLR). Peux-tu rappeler le grand principe de ces méthodes ?

Alain Duclos : Les méthodes de réduction conçues pour les Alpes par le guide suisse Werner Munter au début des années 1990 sont les plus valorisées en France. Novatrices, elles ont eu le mérite de structurer un raisonnement face au dictat des biais de l’inconscient. Elles sont fondées sur des décennies de statistiques d’accidents, traitent des paramètres et facteurs associés de réduction du risque discutables, donnent des résultats qui se veulent précis – secteur « vert » ou « rouge », pente « skiable » ou « trop dangereuse » – mais qui ne sont finalement que des probabilités.

 

Trop simpliste ?

Il faudrait d’abord avoir une fine analyse des statistiques utilisées,

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