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Ces amitiés glissantes

La saison de ski de randonnée (ça se dit encore ?) va délicatement prendre fin.
Les perce-neiges percent la neige qui remonte là où les écoliers l’apprennent éternelle et les uns après les autres, skieuses et skieurs se font à l’idée. C’est fini. Une couche de fart dur, des housses zippées comme on cacherait un mort et les rêves de glisse sont remisés à l’hiver prochain. C’est ainsi, une parenthèse perdrait de son charme si on ne la fermait jamais. Quoique pour ce jeu suprême qu’est le ski, c’est discutable.
Cette pause est triste car si le printemps est la saison des amours, le temps de la peau de phoque est celui de l’amitié. Fiable, sincère, plurielle. Mais au fait, quelles en sont les déclinaisons ?
  – L’amitié écologique.
Les deux amis (nous faisons le choix du masculin qui l’emporte, nous vous prions, Mesdames, de nous en excuser, l’écriture inclusive a ce quelque chose du Morse qui nous fait bégayer mais soyez-en persuadé· e· s, le cœur y est). Les deux amis, donc, sont venus dans la même voiture. Une fois équipés, l’un des deux prend le départ et rapidement, une irrémédiable avance. De la journée, ils n’évolueront jamais ensemble. Il se peut qu’A attende B au sommet car c’est un lieu chargé en symbolique et où il manque de photographes mais encore, ce n’est pas sûr. Ils se retrouvent à la fin de la sortie qu’ils n’ont pas partagée. Pourquoi sont-ils venus ensemble ? À vrai dire, on

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