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Il y a des objets qui sont entrés de manière durable dans le sac des voyageurs. C’est le cas du Garmin inReach Mini 2. Après avoir testé le premier le Garmin inReach Mini, voici venu une deuxième verison réussie. Sur le papier, l’évolution pourrait sembler discrète : même format de poche, même poids de 100 grammes, même philosophie de communication par satellite. Sur le terrain, pourtant, quelques améliorations changent sensiblement l’expérience, comme nous avons pu nous en rendre compte en expéiditon sur le mont Logan, au Canada.
Le même petit compagnon de 100 grammes
À première vue, difficile de distinguer le Mini 2 de son prédécesseur. Garmin n’a pas cherché à réinventer le concept : le boîtier reste compact, robuste et surtout très léger. Avec ses 100 grammes, il se glisse sans réfléchir dans une poche de veste, une poche de baudrier ou un sac, et c’est probablement l’une de ses principales qualités.
Car en montagne, le meilleur outil de sécurité reste souvent celui que l’on accepte réellement d’emporter partout. L’inReach Mini 2 ne demande aucun sacrifice de ce côté-là.
Il conserve également l’étanchéité IPX7 et fonctionne dans une plage de température annoncée de -20 à +60 °C. Des caractéristiques qui prennent évidemment davantage de sens lorsqu’on l’emmène dans des environnements froids et exposés au vent et à la neige.
Une évolution plus qu’une révolution
Par rapport au premier Mini, le changement le plus évident concerne l’écran. Toujours monochrome et parfaitement lisible en plein soleil, il passe de 128 × 128 pixels à 176 × 176 pixels. Ce n’est évidemment pas un écran de smartphone, et ce n’est pas le but. Mais les informations sont plus agréables à consulter et l’interface gagne en confort.
Le Mini 2 abandonne également le vieillissant micro-USB au profit de l’USB-C. Un détail, mais un détail appréciable lorsqu’on voyage avec plusieurs appareils et qu’on cherche à réduire le nombre de câbles à transporter.
La communication passe par le réseau satellite Iridium. Les messages peuvent être envoyés et reçus, les positions partagées et la fonction SOS permet d’entrer en contact avec les services de secours.
L’autre évolution, beaucoup plus importante lorsqu’on part plusieurs jours, concerne l’autonomie. Là où le premier Mini annonçait jusqu’à 90 heures avec un suivi toutes les dix minutes, le Mini 2 peut atteindre jusqu’à 14 jours dans les mêmes grandes conditions d’utilisation, avec une vue dégagée du ciel. En mode de suivi à 30 minutes, Garmin annonce même jusqu’à 30 jours.
Évidemment, ces chiffres sont théoriques : le froid, la couverture végétale, la fréquence des communications et les conditions de réception influencent directement l’autonomie. Dans les conditions extrêmes rencontrées au mont Logan, le inReach Mini 2 était l’appreil le moins sensible au froid, même lorsqu’il restait accrochés des heures durant dans la tente glaciale.
le Mini 2 peut atteindre
jusqu’à 14 jours d’autonomie
Le Garmin inReach Mini 2 suspendu dans la tente pour optimiser la récpeption. ©UL
La fonction météo
Il y a une fonction que j’avais assez peu utilisée avec le premier Mini : la météo. Cette fois, au Logan, je m’en suis beaucoup davantage servi. Et j’y ai trouvé un intérêt réel, à condition de bien comprendre ce qu’elle peut faire, et ne peut pas faire.
L’inReach permet de demander des prévisions météorologiques directement depuis l’appareil, à partir de sa position précise. Dans une région où l’on ne dispose évidemment pas d’une connexion classique, c’est une information supplémentaire particulièrement intéressante.
Mais il faut rester lucide : ce n’est pas une station météo et encore moins une boule de cristal.
un indicateur de tendance
En haute montagne, et particulièrement dans un environnement aussi complexe que celui du Logan, une prévision peut évidemment se tromper. Même si le InReach Mini 2 indiquait des prévisions différentes selon les différents camps (éloignés et à altitudes différentes), les phénomènes locaux, l’altitude, le relief et l’évolution rapide des conditions rendent illusoire toute prétention à une précision absolue.
En revanche, la météo de l’inReach m’a surtout servi comme indicateur de tendance. Une dégradation annoncée sur plusieurs échéances, une amélioration qui se confirme ou, au contraire, une situation qui devient progressivement plus incertaine.
Elle ne remplace évidemment ni l’observation du ciel, ni le bulletin météo spécialisé, ni l’expérience du terrain. Mais lorsque l’on est loin de tout réseau, disposer d’une tendance actualisée directement sur son petit boîtier satellite est un vrai plus.
Un appareil de sécurité qu’on oublie dans le sac
À 100 grammes, son poids est identique à celui du premier Mini. Il ne vient donc pas alourdir significativement un équipement déjà conséquent. Et comme il peut servir à la fois à communiquer, suivre une progression, partager une position, consulter la météo et, en dernier recours, déclencher une procédure de secours, ces 100 grammes sont plutôt bien employés.
Il faut bien sûr ajouter le coût de l’abonnement satellite, indispensable pour exploiter les fonctions de communication de l’appareil. C’est une donnée à intégrer au prix réel de l’utilisation, particulièrement pour quelqu’un qui ne part que quelques fois par an.
Mais pour celui qui fréquente régulièrement les terrains isolés, l’équation devient assez simple : mieux vaut disposer d’un moyen de communication satellite que regretter de ne pas l’avoir emporté.
Faut-il passer au Mini 2 ?
Entre les trois générations, le premier inReach Mini reste parfaitement pertinent pour qui cherche avant tout un moyen fiable de communiquer par satellite, de partager sa position et de disposer d’un SOS. Le Mini 2 améliore surtout la recette : meilleure autonomie, écran plus agréable, USB-C et interface plus aboutie.
Pour un utilisateur du premier modèle qui se contente de messages et de suivi, le passage au 2 n’est donc pas indispensable. En revanche, pour un premier achat, le Mini 2 reste probablement le meilleur compromis entre poids, prix, autonomie et fonctionnalités.
Le Mini 3 Plus, sorti il y a quelques mois change davantage la donne. Plus moderne et plus confortable, il permet notamment d’échanger des photos et des messages vocaux via Garmin Messenger, ce qui apporte une dimension beaucoup plus vivante aux échanges avec ceux restés en bas. En contrepartie, il est sensiblement plus cher : la question est donc de savoir si ces fonctions supplémentaires correspondent réellement à votre usage. Test terrain de cete troisième version à venir sur Alpine Mag…
CONCLUSION
Après trois semaines de test de terrain en conditions très rudes, l’inReach Mini 2 confirme qu’il reste l’un des moyens les plus simples et fiables de garder le contact lorsque le réseau disparaît. Léger, autonome et discret, il se fait oublier dans le sac jusqu’au moment où il devient vraiment utile.
Caractéristiques
POIDS : 100g PRIX : 348,90 €


