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De la 30ème édition des Piolets d’Or – qui aurait dû être marquante mais qui pour des raisons de crise sanitaire ne marquera pas l’histoire – une série de questions profondes a émergé dans les têtes de ceux qui voient encore, dans ce genre d’événement et de concept, un intérêt général. Car ces Piolets donnent une impression d’essoufflement, de routine. Comment faire à nouveau briller ces Prix ascensions, de Carrière, et galvaniser un public ? Avant d’élargir le débat dans une seconde partie, rappelons que les Piolets d’Or récompensent toujours une certaine élite.

Le Piolet d’Or, prix conçu pour récompenser et célébrer l’alpinisme mondial de haut-niveau, n’a cessé de faire couler de l’encre depuis ses débuts en 1993. À l’époque, le jury a du mal à se décider entre l’ascension d’Andrej Štremfelj et de Marko Prezelj d’une voie de 3 000 m au pilier Sud du sommet Sud du Kangchenjunga (8 476 m), et celle de la cordée Pierre Beghin/Christophe Profit au K2 (8611 m). Ce ne sera que le début d’une longue histoire et comme aime à le rappeler Christian Trommsdorff, président du Groupe de haute montagne (G.H.M) à l’origine du prix et toujours parmi les organisateurs garants : « sans controverse, il n’y aurait pas de Piolet d’Or ».

Alors qu’au commencement le Piolet d’Or ne récompensait qu’une seule ascension par an, depuis 2009 cela peut être jusqu’à 6 ascensions marquantes (comme en 2013) qui peuvent se voir adoubées par leurs pairs.

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