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Après la Seconde Guerre Mondiale, les voyages à travers le monde deviennent plus faciles et de nouvelles destinations s’ouvrent aux alpinistes. Des équipes partent explorer sommets, faces ou piliers vierges sur tous les continents. Les guides de Chamonix comme Lionel Terray mettent leur métier de côté pour participer à ces grandes expéditions françaises, qui font rayonner la Compagnie, mais la blesse aussi parfois, quand l’issue est fatale comme pour Gérard Devouassoux à l’Everest. Épisode 7 de notre série Bicentenaire des guides de Chamonix.

Cela peut nous sembler étonnant aujourd’hui, mais en 1974, plus de vingt ans après la première ascension de l’Everest par Edmund Hillary et Tensing Norgay en 1953, aucun Français n’a encore foulé le plus haut sommet du monde. Le défi reste entier pour une nation d’alpinistes qui s’était pourtant offert le tout premier 8000, l’Annapurna en 1950. Des guides chamoniards décident donc de tenter l’aventure. Huit professionnels qui ont pris l’habitude de grimper entre eux, sans clients, été comme hiver. Une pratique pas toujours bien comprise à la Compagnie, mais qui leur a permis d’acquérir un haut niveau, parfois aux côtés des « amateurs éclairés » de l’époque.

A l’initiative de cette expédition à l’Everest en 1974, Gérard Devouassoux, qui a gravi quatre ans plus tôt le pic Sud de l’Annapurna, et Christian Mollier. S’ajoutent leurs amis Georges Payot, un habitué des expéditions puisqu’il était à la face nord du Huascaran (Pérou), au pic Sud de l’Annapurna et au pilier Ouest du Malaku; Fernand Audibert, lui

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