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Partir à l’aventure le temps d’un week-end près de chez soi ou presque, y vivre quelque chose de fort et, pourquoi pas, d’exceptionnel. C’est la promesse des micro-aventures pour concilier envie d’évasion, emploi du temps chargé, porte-monnaie serré et considérations environnementales. Coup de pub marketing ou renouveau du tourisme post-confinement ? Guides, agences de voyages, refuges : Alpine Mag a mené l’enquête.

En matière de tourisme, la micro-aventure est apparemment la tendance de ces dernières années, reconnue comme telle par le Global Trends Report 2016 établi par le cabinet Euromonitor. Un nouveau concept touristique entendu pour la première fois dans la bouche d’Alastair Humphreys, auteur et aventurier britannique. Au départ, l’idée est simple. La micro-aventure reste une aventure mais en « [plus] petit, atteignable, pour des gens normaux avec des vies normales », dixit Humphreys. Si on peut s’interroger sur la définition de la « normalité », on comprend tout de suite que la chose doit rester simple, courte et accessible aussi bien physiquement que géographiquement. De quelques heures à 2-3 jours maximum, ce n’est donc pas l’exploit ou la performance qu’on vise mais bien l’expérience et l’émotion.

On pourrait s’agacer de cette terminologie aux relents marketing, dans un monde où tout devient « expérience », « passeur d’émotions » et où la pensée start-up nation s’invite partout. Surfez sur le Net et vous tomberez rapidement sur un océan de conseils et newsletters pour inspirer de nouvelles micro-aventures. Parmi tant d’autres, la bien nommée « 2 jours pour vivre ».

D’instinct, le montagnard s’étrangle : « Deux jours seulement ?! Moi, habitué aux frissons de l’aventure et aux caresses du Dehors, je devrais privilégier des aventures au rabais, qui plus est en les bourrant le temps d’un weekend pour mieux me remettre au travail ensuite ? Tout ça ne serait donc qu’une mascarade, une bouffée d’air pur pour mieux me plier au joug d’un labeur indu ? » A un moment où gouvernement et patronat invitent à « faire des efforts » après le confinement, tout ça sent l’entourloupe…

Nous avons interrogé des clubs comme la FFCAM, des compagnies des guides ou encore des voyagistes comme Allibert Trekking pour discuter de cette tendance de fond. (…)

La suite pour les abonnés.

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