Considérés par les éleveurs comme étant indispensables pour protéger leurs troupeaux face au loup, les chiens de protection suscitent pourtant peurs et tensions chez les randonneurs, vttistes et autres traileurs. Après les incidents très commentés cet été, la cohabitation dans les alpages reste fragile. Nous avons recueilli le point de vue de Joseph Paillard, technicien pastoral à la Fédération des alpages de l’Isère.
«Ça aurait dû être une nuit en montagne comme j’en ai passé des centaines, à contempler les étoiles et profiter de la quiétude pyrénéenne. Mais à la place, j’établissais des stratégies de survie, perché sur une crête à 2600 mètres d’altitude, avec le vide d’un côté et des chiens enragés de l’autre », écrit le photographe de montagne Maxime Daviron dans un témoignage poignant, le 23 juillet dernier. Il était monté au sommet du pic de Louesque pour immortaliser les éclairs qui zébraient déjà l’horizon.
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