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Il se rêvait alpiniste dès son plus jeune âge, mais n’imaginait certainement pas fouler des sommets aussi lointains. Né en 1921 à Grenoble, Lionel Terray a écumé l’Himalaya, les Andes et même l’Alaska, jusqu’à son décès accidentel en 1965. Des expéditions au cours desquelles il s’illustre par sa force, sa tenacité et sa fidélité envers ses compagnons de cordée. À commencer par Lachenal et Rébuffat, ses « classards », qui vivent avec lui la douloureuse victoire sur l’Annapurna en 1950. Terray l’explorateur des cimes, deuxième épisode de notre série.

Après une jeunesse mouvementée pendant laquelle il « cherche sa voie », s’écartant non sans heurts du destin d’homme d’affaires ou d’ingénieur imaginé par son père, Lionel Terray finit par avoir toutes les cartes en main pour faire carrière dans l’alpinisme. En 1945, le Grenoblois obtient son diplôme de guide et dans la foulée, la compagnie de Chamonix lui ouvre ses portes, ainsi qu’au Marseillais Gaston Rébuffat, qu’il a rencontré à Jeunesse et Montagne, et à l’Annécien Louis Lachenal, devenu plus récemment son compagnon de cordée. Terray obtient également un poste d’instructeur à l’École nationale de ski et d’alpinisme (ENSA). « Tous les problèmes s’effacèrent et ma vie devint un perpétuel enchantement », déclare-t-il dans son autobiographie Les Conquérants de l’inutile.

Mais pas question de tomber dans la routine. Lachenal et Terray ont un grand projet : l’éperon Walker aux Grandes Jorasses…

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