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Drôle d’époque. L’homme lutte contre un virus méconnu, court après les masques FP2 et se cloître, tandis que la nature exulte et explose de verts, encouragée par une météo des plus clémentes qui marque le début d’un printemps tant attendu. La nature retrouve pleine vie après l’hiver, tandis que l’homme craint pour la sienne, meurt à un rythme anormalement rapide et s’isole comme rarement face à la pandémie. La nature exulte et nous autres confinés, passons pour des cons finis aux yeux des bêtes. On a beau essayé de se rattraper aux branches, ce début de printemps est bel et bien en train de nous échapper, au profit du végétal et de l’animal. Eux n’ont que faire des attestations de sortie. Ils bourgeonnent, poussent, éclosent et s’égayent au vent frais pour les premiers ; gambadent, broutent, chassent, cueillent, furètent, larvent au soleil pour les seconds.

L’homme ultra-mobile
en périmètre ultra restreint

Alors grand gagnant de la crise, l’environnement ? Il semblerait ! Du moins tant que dure le confinement… Coup de frein sur les activités économiques. Trafic automobile réduit à minima, trafic aérien en berne, industries au ralenti, récession en cours. Il n’y a guère que les agriculteurs et éleveurs qui aient le droit d’œuvrer à la terre, et bien entendu les confinés chanceux de disposer d’un jardin à entretenir sinon à cultiver. Les mains dans la terre, les pensées fleurissent et le temps s’écoule. Par ricochet et afin de mieux contrôler le principe de confinement, l’état limite loisirs et escapades en tenant le citoyen à l’écart de ses derniers refuges « naturels » : cordon littoral, mer et océan interdits d’accès, stations de montagne fermées, massifs prohibés, au même titre que bois et forêts, plans et cours d’eau.

L’homme ultra-mobile du XXIème siècle est soudain réduit à vivre en périmètre ultra restreint. Il s’organise, s’adapte plus ou moins, s’impatiente sûrement, subit déjà peut-être. Mais il n’a d’autre choix que de faire le dos rond, en attendant que passe la « crise ». Faire le dos rond, voilà qui parle à dame nature elle qui si souvent négligée par l’homme, n’a d’autre choix que d’adopter cette posture.

Le coronavirus aurait-il été créé par des forces telluriques
pour offrir à dame nature
une pause bien méritée ?

Moins d’émissions de GES, moins de lumière artificielle, moins de bruit. L’homme tousse, la nature respire un peu. Le coronavirus aurait-il été créé par des forces telluriques pour offrir à dame nature une pause bien méritée ? Pause que l’homme s’échine à lui refuser la plupart du temps…
Plus sérieusement, y-aura-t-il quelques érudits pour analyser les conséquences sur le plan environnemental, de ce ralentissement exceptionnel et du confinement provisoire de nos vies ? Y-aura-t-il quelques médias pour leur donner écho ? Y-aura-t-il quelques décideurs pour en tirer des enseignements positifs ?
Par-delà le grave bilan humain avéré, tout cela aboutira peut-être à une belle occasion de faire tomber les masques…

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