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Cet hiver, les expéditions au Nanga Parbat (Barmasse, Goettler), à l’Everest (Kobusch), au K2 (Grace Tseng et ses guides sherpas), au Manaslu (Txikon, Moro et Sherpas) et au Cho Oyu (deux équipes de Sherpas côté népalais) ont toutes échoué. Nous avons rencontré l’Espagnol Fernando Garrido, le premier himalayiste à avoir gravi un 8000 en solo en hiver, en février 1988. Voici ses réactions sur la recrudescence des projets d’ascensions sur les 8000 à la saison la plus froide, et notamment sur ceux à enjeux commerciaux.

La saison d’hiver est terminée au Népal et au Pakistan, et les 6 expéditions engagées sur 5 sommets de 8000 mètres ont toutes échoué. La faute à la météo ? Les grimpeurs ont-ils manqué d’expérience ou de compétences, pour relever les défis ? Ou avons-nous simplement oublié ce que signifie grimper sur ces sommets en hiver ? La saison s’est aussi terminée sans aucune victime. Mais à quel point l’oxygène et les hélicoptères facilitent-ils les choses ? Et quelle sera la tendance pour l’hiver prochain ? Nous avons posé ses questions à un himalayiste particulièrement bien placé pour y répondre : l’Espagnol Fernando Garrido.

Le 10 janvier 1988, Fernando Garrido installe son camp de base sur le versant sud du Cho Oyu. Il traverse illégalement le Nangpa La – utilisé à l’époque par des centaines de marchands tibétains – pour entrer au Tibet et s’aventure en solitaire sur la voie normale (tibétaine donc) de la montagne. C’est le 1er février. Il n’y

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