Géolocalisation : 3e révolution du secours en montagne

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Gendarmes, pompiers et CRS de montagne disposent aujourd’hui d’outils numériques performants pour déterminer avec une plus grande précision la position des alpinistes et randonneurs égarés ou blessés. Ces systèmes ont permis de gagner en rapidité et en efficacité. Ou comment le secours en montagne réalise sa 3e mutation numérique. 

« Il y a 2 ou 3 ans quand on décollait on avait une idée approximative du lieu où se trouvait la personne et souvent on tournait en rond se souvient Patrick Poirot, le commandant du PGHM ( Peloton de gendarmerie de haute-montagne ) de l’Isère. Aujourd’hui tout ça dans 99% des cas c’est terminé. On décolle avec des coordonnées précises et on va à la verticale du point. » Patrick Poirot, 30 ans de boutique, évoque « une évolution considérable » mais hésite à parler de « révolution ». Et pourtant, après la généralisation de l’hélicoptère dans les années 60 et l’inclusion des médecins dans les équipages au crépuscule des années 70, il semble bien que les progrès de la géolocalisation aient permis au secours en montage de faire un nouveau bond en avant au cours de la décennie 2010.

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La généralisation du sytème « GendLoc » 

Tout est né dans un bureau en désordre du PGHM de l’Isère, sur la base aérienne du Versoud. On y trouve des ordinateurs et des boitiers électroniques en tout genre. Ce bureau c’est celui de l’adjudant Olivier Favre, secouriste et maître-chien d’avalanche, passionné d’informatique et expert en bidouille. C’est lui

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