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Le Vercors est sans doute un massif idéal en raquettes à neige, avec moult boucles d’initiation en forêt. Les Rochers de la Balme sont plutôt un objectif sérieux, un sommet abordable mais pour randonneur expérimenté. La forêt requiert quelques compétences en matière d’orientation, la pente sommitale un minimum de technique, et le tout une nivologie stable. Comme souvent sur les plateaux du Vercors, une première partie paisible offre un final époustouflant, perché sur les falaises de calcaire qui se dressent à perte de vue.

Les rochers de la Balme forment une longue crête dont la pointe nord affiche 2063 mètres, non loin de la Tête des Chaudières, 2029 m. Au départ de Corrençon, certains randonneurs, plutôt à skis, choisissent d’y accéder par les pistes de ski, puis, par le pas de la Balme, remonte l’échine nord du sommet, via la Tête des Chaudières. Mais pour l’aventure, et tout simplement la beauté du parcours, plus sauvage, on conseillera un tout autre itinéraire, toujours au départ de Corrençon-en-Vercors, et plus précisément du stade de biathlon, par la combe de Fer et le versant nord-ouest des rochers de la Balme. La première partie mettra vos compétences en orientation à bonne épreuve. Entre les pistes de fond, des sentiers à profusion, des traces de raquettes qui partent dans tous les sens, il faudra définir un cheminement pour trouver cette fameuse combe de Fer. Vous y êtes ? Bien.

Un prétexte à faire une belle boucle originale

Le versant nord de la Tête des Chaudières est barré d’une falaise. Il s’agit de monter sur la longue pente finale déboisée bien avant celle-ci. Ensuite, c’est simple : il suffit de remonter ladite pente, régulière, et tirer à droite (sud) pour atteindre le point culminant des rochers de la Balme. À gauche, au nord, la vue est imprenable sur le spigolo des Deux Soeurs, pilier de calcaire nommé en raison de sa ressemblance avec ceux des Dolomites. En face, Oisans, et même Arvan. Au sud, le regard se perd sur la longue arête crênelée du Vercors, avec en ligne de mire le Grand Veymont, point culminant du massif avec 2341 m, et la silhouette immanquable du mont Aiguille. Alors d’accord, voici une rando un peu exigeante, mais quel panorama !

Cabane de la Combe de Fer. © JC

La Tête des Chaudières vue depuis Combeauvieux. © JC

Le profil dolomitique des Deux Soeurs, et au loin, les Aiguilles d’Arves. © JC

Skieur de rando au sommet des rochers de la Balme. ©JC

Vers le Pas de la Balme, vue sur la Moucherolle et la grande Soeur Agathe. © Jocelyn Chavy

Sommet : Rochers de la Balme, 2063 m.

Dénivelé : 950 m

Horaire moyen : 5h à 6h AR

Point départ : parking du ski de fond (Trois Fontaines), Corrençon-en-Vercors.

Itinéraire : suivre la piste piéton jusqu’au stade de biathlon. De là, le plus simple n’est pas de couper par le champ de la Bataille (même si c’est tentant) mais de continuer jusqu’à l’intersection de la Croix de la Messe. De là, prendre un itinéraire franchement au sud-est (à gauche) pour atteindre la combe de Fer. Attention à ne pas aller trop au sud et rater le bas de la combe, la zone étant bosselée mais à altitude à peu près identique. Dans la combe de Fer, un chemin visible monte régulièrement, passant par la cabane non notée sur IGN, la cabane de la Combe de Fer, à 1555 m. Peu après celle-ci, le terrain se redresse. Il faut sortir de la combe à droite en montant (bref passage raide) sur l’épaule à droite. Le terrain encore boisé complique l’orientation : à partir de 1750-1800 m. la visibilité est meilleure. Tirer à droite pour atteindre par une pente plus régulière le petit collu entre la Tête des Chaudières et le sommet des Rochers de la Balme puis ceux-ci.

Variantes : Il est possible d’effectuer par Serre du Play et Côte Gy à la descente si les conditions sont excellentes. Il est aussi possible pour les randonneurs expérimentés de faire une boucle par le Pas de la Balme et l’arête nord des Rochers de la Balme.

A savoir : attention aux conditions météorologiques et nivologiques dans ce secteur. Prendre garde aux corniches très présentes près des crêtes, mais aussi à des failles ou fissures calcaires dans la pente ou la forêt, fissures susceptibles de cacher des trous peu profonds mais piégeux. Bonne visibilité nécessaire !

 

Plus d’infos sur la raquette à neige en Isère

N’oubliez pas de prendre la météo, le bulletin d’estimation des risques d’avalanches, et le tryptique DVA-pelle-sonde. Un guide de haute-montagne peut vous emmener sur ce type d’itinéraire.

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